Test Kingdom Hearts: Birth by Sleep, magique

Publié le 18 avril 2012

  • Titre: Kingdom Hearts Birth by Sleep
  • Editeur: Square Enix
  • Développeur: Square Enix
  • Type: RPG/Action
  • Prix: Neuf, 40euros
  • Plateforme: PSP, Pegi 12

Reprenant une histoire se déroulant avant le tout premier Kingdom Hearts (sortit sur PS2 pour les incultes) et mettant en scène trois jeunes maîtres de la Keyblade, Terra, Aqua et Ventus, cet opus nous permet un nouveau genre de gameplay au niveau des attaques, qui sera repris dans l’opus Re:Coded et qui sera probablement repris dans tous les futurs Kingdom Hearts.

Le scénario se déroule en trois temps avec un scénario pour chaque personnage, à effectuer dans l’ordre suivant pour une compréhension optimale: Terra, Ventus et Aqua. Chaque scénario est centré sur un seul personnage, mais à certaines occasions deux ou carrément les trois héros se retrouvent pour une cinématique ou un combat. Aussi faut-il s’accrocher pour comprendre toute l’histoire, heureusement qu’il y a le mode théâtre qui est disponible dans le menu principal et avec lequel on peut se resituer assez facilement. Etant donné que cette histoire se déroule avant le tout premier de la série, il y a beaucoup de réponses mais encore plus de questions qui se posent (notamment pourquoi Ventus est-il l’exact portrait de Roxas?) et seuls les vrais fans (pour ne pas dire les accros) sauront se repaître entièrement de cet opus.

L’histoire en elle-même est assez bateau, puisque c’est à coup d’ « amis pour toujours » et de « je serais toujours dans ton cœur ». Terra prend sans le vouloir le chemin des ténèbres en pensant défendre Maître Xehanort, qui est en fait le méchant de l’histoire. Ventus cherche Terra qui s’est enfui et rencontre son jumeau maléfique à proprement parler puisque Vanitas est né des ténèbres du cœur de Ventus. Aqua cherche ses deux amis pour les sauver. Reprenant le ique des Kingdom Hearts, les histoires se déroulent en petites actions dans des mondes provenant de l’univers Disney (Cendrillon, Blanche-Neige, Hercule…) ou des mondes créés pour le jeu (Jardins Radieux, Nécropole des Keyblades,…). Chaque monde suit un schéma identique au niveau de l’histoire, découverte du monde, petite séquence de combat, rencontre des personnages provenant du monde visité, avancée vers le point de l’histoire suivante, résolution d’un problème avec l’affrontement du boss de fin de niveau, et enfin visite du monde suivant. Assez répétitif donc, mais chaque monde n’est visité qu’une fois, deux pour les mondes importants comme Nécropole des Keyblades et surtout l’Île du Destin, où nos héros rencontrent Sora et Riku enfant.

Square Enix oblige, les graphismes imposent à la révérence. Les cinématiques de début et de fins sont tout simplement sublimes. Ils auraient pu s’arrêter là, et bien non puisque les graphismes lors des phases de gameplay et les fontes jeu/cinématiques sont impeccables, bien qu’un peu longues au niveau du chargement parfois. Les mouvements sont des plus fluides, les images sont claires, pas de gros pixels dérangeants. Contrairement à d’autres éditeurs, Square ne se repose pas sur ses lauriers et se donne à fond pour contenter les gamers exigeants. Aucun bugs, aucunes coquilles. Toutes les images du jeu sans exception sont d’une qualité exceptionnelle, au niveau du doublage où des bruitages, tout est irréprochable. Les visages en plan rapproché sont d’une qualité indéniable, même si la perfection n’est pas atteignable. Birth by Sleep utilise ici toute la puissance de la machine de Sony (qui par ailleurs se vend comme des petits pains encore au Japon, car c’est là-bas un marché à part, mais passons).

Mouvements fluides, attaques spectaculaires, on ne se lasse jamais des attaques que l’on a réussi à créer avec le mixage des commandes, les plus puissantes d’entre elles balayant simplement l’écran pour ne laisser qu’une image blanche. Après une phase d’approche pour se familiariser avec le nouveau système de combat qui est des plus grisants, la technique s’impose d’elle-même et les esquives et contre-attaques se font toutes seules. Chaque personnage ayant un prédéfini, l’un étant plutôt bourrin, le second aux attaques légères mais ultra-rapides et enfin la dernière étant axée entièrement sur la magie, chaque joueur aura son petit préféré mais ne se sentira pas délaissé par les deux autres. Il n’y a qu’au niveau du lock que cela laisse à désirer, avec des problèmes liés à la caméra qui font que l’image se bloque soudainement sur un mur ou un décor, le plus souvent contre les boss (comme par hasard =P) qui bougent vite. Certains problèmes au niveau de la vitesse du déplacement donnent parfois l’impression que le personnage se traîne et qu’il met dix minutes à traverser le pont du Pays des Rêves.

Quelques mini-jeux sont au rendez-vous, avec des principes simples mais si l’on est bloqué sur ce mini-jeu on ne peut plus avancé dans l’histoire. Enfin, même en mode difficile, les combats contre les boss les plus ardus deviennent simples de par la répétitivité de leurs attaques, alors que le joueur peut improviser, les boss effectuent toujours les mêmes séries d’attaques, ce qui les rend de par le fait prévisibles et donc plus faciles à esquiver et contre-attaquer.

Le mode de combat est tout simplement le meilleur de la série, le plus évolué: plus fluide, plus dynamique, plus efficace. En effectuant au préalable certaines conditions, des Styles de Combats deviennent disponibles: si vous effectuez un combo avec une magie de feu, votre barre se remplit et vous passez en mode de combat Tempête de Feu. Vos coups sont enflammés, et là deux options s’offrent à vous: soit votre barre se remplit et vous activez le coup de grâce du de combat activé, ou alors vous enchaînez d’autres attaques et un deuxième de combat s’active, encore plus puissant. C’est là le plus jouissif, puisque arrivé à un certain niveau du jeu, les actions et les combos s’effectuent de plus en plus rapidement, et les attaques sont de plus en plus dévastatrices. Combinés à un niveau 30, les combats à l’Arène des Mirages ou même contre les boss deviennent un jeu d’enfant.

Enfin, tout au long du jeu, avec la rencontre de certains personnages, un autre type de combat peut être activé: le Lien-D (pour Lien Dimensionnel) qui permet l’utilisation d’attaques réservées au Roi Mickey (Enjoy) ou encore le plus électrique de l’expérience 626 (Stitch pour ceux qui n’y connaissent rien), ou bien un set hétéroclite avec Blanche-Neige, onirique pour Cendrillon, enfantin pour Peter Pan… Ce système de combat est tellement innovant qu’il est parfois difficile de prévoir ses attaques et leurs aboutissants (on peut juste savoir que le résultat sera que tous les monstres seront destroys).

Alors qu’on pourrait reprocher à Kingdom Hearts premier du nom d’avoir des musiques prises de tête, Birth by Sleep nous livre un son clair et assez peu répétitif. L’avantage étant de plus qu’il est sur console portable, et donc que les lieux où on y joue ne sont pas propices à mettre le son à fond. Le doublage colle impeccablement avec l’image, et les voix sont très bien enregistrées: c’est un plaisir pour les yeux et les oreilles. On pourra quand même être déçu que les pistes musicales ne soient pas plus nombreuses.

La durée de vie est des plus imposantes, puisqu’il faut compter environ 15 heures de jeu pour chaque scénario. Comptez environ 40 à 45 heures de jeu pour finir l’histoire et seulement l’histoire, et le double pour avoir toutes les commandes, tous les trophées, terminer tous les défis, remplir les carnets à 100%… Avis donc aux accros pour l’histoire et aux forcenés pour tout compléter, mais c’est-ce qui fait de Kingdom Hearts: Birth by Sleep un bijou à posséder absolument pour les détenteurs de PSP et les amateurs de RPG, même néophytes qui ne connaissent rien à la série Kingdom Hearts (sans oublier le multi pour faire durer le plaisir)

NOTES:

  • Scénario: 19/20
  • Graphisme: 19/20
  • Gameplay: 19/20
  • Bande son: 18/20
  • Durée de vie: 19/20

NOTE GENERALE: 19/20

Les plus:

  • Système de combat topissime
  • Cinématiques plus que convaincantes
  • Durée de vie colossale
  • Un jeu des plus grisants, dans tous les domaines

Les moins:

  • Système multi-joueurs assez peu exploité

Conclusion:

Ce jeu considéré par beaucoup comme un spin-off supplémentaire de la série (qui se révèle prolifique) Kingdom Hearts en a mis un coup dans le nez de tout ceux-ci. Jeu approchant de la quasi-perfection dans tous les domaines, le seul reproche serait que la réédition Final Mix n’ait, une fois de plus, pas passée la frontière américano-nipponne (et oui tous les européens l’ont dans le dos pour tous les Final Mix). On touche du doigt la perfection avec cet opus qui allie tous les plaisirs, vidéo, son, gameplay…

Il réunit les graphismes plus que réussit de Kingdom Hearts II avec un nouveau système de combat très dynamique. Un jeu à avoir absolument, quitte à acheter la PSP rien que pour lui, et la seule raison pour laquelle je ne l’est pas noté 20/20 est que la perfection, pour n’importe quel jeux vidéo, n’est pas atteignable =)

 » Le coeur peut etre faible,Parfois meme,il peut se soumettre.Mais j’ai apris qu’au fond de lui il y a une lumiere qui ne s’eteint jamais. »