Test Horizon Zero Dawn


Dans un univers post-apocalyptique vibrant et luxuriant, de colossales créatures mécaniques parcourent des terres qu’elles ont arrachées aux mains de l’Humanité. Vous incarnez Aloy, une chasseuse habile qui compte sur sa vitesse, sa ruse et son agilité pour rester en vie et protéger sa tribu des machines, de leur force, de leur taille et de leur puissance brute.

Note : 9/10

Initialement attendu comme un outsider lors de son annonce à l’E3 2015, Horizon Zero Dawn s’est depuis forgé une solide réputation et a remporté plusieurs prix à l’instar du Game Critics Awards, catégorie « Best Original Game » en 2015 et 2016, ainsi que le Develop Awards, catégorie « Animation » en 2017… Et ce n’est peut-être pas terminé, car il est pressenti pour remporter le titre de jeu de l’année. Désormais considéré comme l’un des titres phare de la lignée Playstation 4, Horizon Zero Dawn mérite-t-il d’être considéré comme une référence technique et artistique pour sa génération ?

Horizon Zero Dawn : Un attrape-rêve efficace ?

Test Horizon Zero Dawn

Ce qui frappe le joueur en premier face à Horizon Zero Dawn, c’est la puissance visuelle et évocatrice de son univers. Dans ce monde post-apocalyptique où la machine a dépassé son créateur et l’a presque effacé de la surface du globe, le joueur est mis au centre d’un rapport de force où il se retrouve fortement désavantagé vis-à-vis de son environnement. Face aux impressionnantes machines prédatrices, à l’instar du Dent-de-scie qui fait frémir tous les chasseurs novices fraichement débarqués sur le titre, la magie s’opère et l’apparence amérindienne des Noras (la tribu de la jeune femme) prend tout son sens face à cette Terre redevenue sauvage. Les vastes étendues d’Amérique du Nord, comme le reste du monde, sont redevenues hostiles et Aloy, pionnière, fait partie des rares survivants assez fougueux pour sortir des sentiers battus. Les angoisses de ce siècle comme la chute rapide et complète de notre civilisation ainsi que l’échec de notre rapport à l’intelligence artificielle

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sont ici bien réelles et palpables, et si quelques êtres humains ont survécu, ils choisissent délibérément de rejeter la technologie et de vivre en harmonie avec la nature de manière archaïque. On retrouve ainsi le frisson de l’exploration et de la conquête, dans un univers vaste et dangereux où l’Homme doit redevenir humble, où les fast travel vous coûteront en ressources et où aucun combat n’est à prendre à la légère. Avec une telle proposition, sertie dans un écrin graphique d’un style rafraichissant et maitrisé, Horizon Zero Dawn fait une très bonne première impression. Le titre cristallise ainsi efficacement les cauchemars au sujet de l’IA que font les amateurs de la mouvance cyberpunk (Blade Runner, Ghost in the Shell, Matrix…) et nous propose un « après-Skynet » convainquant.

Qui part à la chasse…

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Afin de progresser dans le jeu, le joueur devra rapidement identifier les points forts et les points faibles de chaque espèce au moyen du « Focus », un petit appareil qu’Aloy découvre lors de ses jeunes années. Chaque type de machine porte en effet des zones sensibles sur lesquels le joueur doit tenter de faire mouche à l’arc afin de causer un maximum de dommages.

Si la précision est de rigueur, elle ne fait pas tout, car les machines peuvent disposer de plaques de blindages qu’il vous faudra retirer par tous les moyens afin de mettre en évidences les points faibles des adversaires plus coriaces. Si l’on ajoute à cela un système de sensibilités et résistances élémentaires (feu, glace, électricité…),

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la possibilité de combattre à dos de monture, et des préférences pour le corps à corps ou le combat à distance selon les machines : on obtient un système de combat très dynamique où la rapidité d’exécution du joueur fait écho à l’agilité dont Aloy doit faire preuve pour triompher. En bonne chasseresse, l’héroïne ne mise pas que sur la force brute, mais aussi sur la ruse et la discrétion. Le joueur doit ainsi s’approcher sans bruit et choisir le meilleur angle d’attaque, la distance idéale, mais aussi dispenser des pièges intelligemment en tenant compte des faiblesses et préférences des troupeaux de machines pour remporter la victoire. De plus, Aloy apprendra tout au long de l’aventure à pirater la faune robotique, afin de les faire combattre pour elle ou encore les chevaucher.

… prend la première place

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Afin de triompher de nouveaux adversaires, défis et situations périlleuses, le joueur devra rapidement tirer parti de l’artisanat afin d’améliorer ses équipements, son inventaire et refaire le plein de munitions quand une accalmie le permet. Cette optimisation permet d’apporter une petite profondeur supplémentaire à un titre fortement axé sur l’action et l’infiltration. Aloy devra également choisir comment dépenser ses points de compétences au fur et à mesure que le joueur gagne de l’expérience selon trois grands arbres de talents et le style d’approche que le joueur favorise.

Des éléments RPG bienvenus pour renforcer le soft et aider le joueur dans les difficultés les plus avancées. Enfin, la chasseresse peut compter sur la complétion de nombreux objectifs secondaires lui permettant de remporter des récompenses et de débloquer de nouvelles possibilités de piratage ou encore des données cartographiques qui seront bien utiles au joueur.

C’est l’histoire d’une amérindienne du futur qui met une raclée à des robots carnassier ! Mais pas que…

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Si le scénario respecte les grands préceptes du récit épique initiatique (absence des parents, mentor…) dans sa forme classique, il est néanmoins suffisamment étoffé pour maintenir le joueur en haleine et propose une critique contemporaine en filigrane à méditer. Appuyé sur son univers haut en couleurs et audacieux, techniquement quasi-irréprochable, il est également aidé par un gameplay pêchu mais intuitif, à l’instar des multiples possibilités qu’offrent les situations de combat comme nous l’évoquions précédemment.

Seul bémol, dans l’eau, Aloy ne fait pas toujours ce qu’on lui demande et a du mal à remonter sur les berges, ce qui agace parfois. Les dialogues quant à eux sont riches et amènent les quêtes secondaires avec intelligence, sans que l’on sente un effet de remplissage qui nous agace dans certains RPG. Malheureusement, on déplore un catalogue d’animations faciales restreint qui se laisse rapidement remarquer. En parallèle de l’aspect purement narratif, sa quête de vérité pousse Aloy à changer de décors à de nombreuses reprises, nous évitant de nous lasser de notre environnement. De même, le joueur pourra faire face à d’autres ennemis que les machines, tels que des hordes de pillards attirés par le chaos qu’entretient l’agressivité nouvelle de la faune robotique. On regrettera simplement une IA limitée de ce type d’adversaire qui abandonnent bien vite leurs recherches lorsqu’Aloy est repérée par l’un d’entre eux.

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Après de bonnes heures de jeu passées à titiller Horizon Zero Dawn pour s’enquérir de son talon d’Achille, le bilan est excellent. Somptueux graphiquement, offrant de réels moments de challenge et une sincère impression de liberté dans un environnement varié et plein de vie, Horizon Zero Dawn tient ses promesses. Son récit s’apprécie et son univers que l’on pourrait qualifier de « post-cyberpunk » est une bouffée d’oxygène revigorante. Immersif, le titre ne se laisse pas dompter facilement et l’on se prend au jeu de tenter de tirer parti de toutes les possibilités tactiques du soft pour peu que l’on soit patient. Ne manque pour être entièrement satisfait que des animations faciales plus poussées lors des cinématiques de dialogues, trop répétitives et simplistes. Avec peu de fausses notes donc, Guerilla Games réussit son tour de force et nous offre avec Horizon Zero Dawn une véritable référence pour la Playstation 4.

Les plus :

  • Une véritable expérience de monde ouvert
  • Des graphismes référence pour sa génération
  • Un univers graphique et narratif novateur
  • Un système de combat développé et très complet qui rend la chasse palpitante et tactique
  • Une héroïne à forte personnalité, construite en profondeur
  • La bande sonore et musicale est finement travaillée
  • Un récit dense qui nous tient en haleine et fait passer avec justesse les émotions
  • Un système de choix multiples de réactions, qui permet au joueur de choisir les réactions d’Aloy

Les moins :

  • Un système d’esquives au corps à corps parfois hasardeux
  • Des mouvements dans l’eau compliqués
  • Un manque d’animations faciales sur les séquences de dialogues avec les
  • Un IA un peu faible chez les adversaires humains qui oublient bien vite le danger…
  • (Des passages parfois très difficiles.)

HORIZON ZERO DAWN

  • Sortie : 01 mars 2017
  • Console(s) : Playstation 4
  • Éditeur : Sony Computer Entertainment
  • Développeur : Guerilla Games
  • Genre : Action, Infiltration, RPG
  • Mode : Solo
  • Classification : Pegi 16
  • Langue : FR/ENG
  • Tarif : environ 53€

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Test de Horizon Zero Dawn


Horizon Zero Dawn est une exclusivité PS4 sortie en mars 2017. Le jeu est développé par le studio néerlandais Guerilla Games, basé à Amsterdam. Guerilla appartient à Sony Interactive Entertainment depuis décembre 2005, et est à l’origine de la série Killzone.

Test de Horizon Zero Dawn

Avec Horizon Zero Dawn, nouvelle licence et premier jeu en monde ouvert de l’équipe, Guerilla donne une leçon à tout le monde, et met à l’amende ces croyances voulant qu’un monde ouvert desserve le rythme narratif d’un titre. Mais aussi que ce dernier ne soit pas aussi beau et performant, techniquement parlant, qu’un jeu un peu plus « fermé ». Guerilla va même jusqu’à rendre ces croyances caduques, et pose, de ce fait, les fondements d’un nouveau standard graphique. Chapeau bas…


Horizon Zero Dawn : une réalisation magnifique

Vous l’aurez compris, et sûrement déjà constaté avant même la sortie du jeu, Horizon est magnifique. La plupart des textures sont bien nettes, les vêtements sont criants de réalisme, au même titre que la végétation ou la roche. La modélisation des personnages est sublime, et que dire de ces animaux cybernétiques ! Faits de pièces d’acier, de fibre de carbone et de câbles… Le travail de Guerilla est tout simplement remarquable. Seule l’eau dénote un peu du reste, avec des rivières sans remous en bord de rive, ou lorsque l’on s’y baigne.

Précisons qu’on peut nager sous l’eau mais sans vue sous-marine. Cela dit, en zoomant à l’arc, les pieds dans l’eau, on constate tout de même un beau travail effectué sur les galets et les pierres, avec des ondes et reflets plutôt crédibles. Sans oublier de très beaux effets de lumière, avec une mention spéciale pour la pleine lune qui monte en temps réel (quoiqu’un peu trop rapidement) et éclaire tout le paysage. Au niveau des dialogues, si la synchronisation labiale reste perfectible, les expressions faciales, la beauté des visages, la texture de la peau alliées à une VF de qualité font mouche. D’ailleurs, la voix française d’Aloy, notre héroïne, est juste parfaite. Toujours dans le ton, et bien adaptée à sa personnalité.

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La direction artistique est elle aussi une vraie réussite, et fait preuve de cohérence, d’osmose avec le scénario. Le mélange des genres et des cultures est assez subtil, que ce soit dans l’architecture ou les vêtements. On y retrouve des inspirations de différentes civilisations, de la Perse au Levant, en passant par la Mongolie. Le tout, « cousu de fil d’or » et fixé à des pièces détachées, récupérées sur des machines animales.

Le design de ces fameuses bêtes est lui aussi remarquable, offrant parfois des modèles très impressionnants, tant par leurs gabarits que dans leurs animations et comportements. Il faut voir l’imposant tigre « dents de scie » rôdant autour de soi, alors qu’on est caché à trois mètres de là dans les hautes herbes. Heureusement que ces engins ne sont pas pourvus d’un système d’odorat intégré. Même si certaines « espèces » peuvent vous détecter via l’émission d’ondes magnétiques.

Un gameplay souple mais perfectible

​Une fois manette en main, Aloy, répond au doigt et à l’œil, le gameplay se montre souple et fluide. On court, on esquive, on frappe avec aisance. On bondit et on glisse tout en décochant une flèche, en ralentissant le temps pour plus de précision. En montant en compétences au fil de l’aventure, Aloy devient une vraie tueuse, allant jusqu’à décocher trois flèches d’un coup dans la lentille oculaire d’une machine. Malheureusement, tout n’est pas parfait pour autant. Le plus gros défaut de gameplay réside en l’absence de parade.

En effet, il est impossible de parer ou de contrer un coup ennemi, lorsqu’il s’agit d’un humain. Qu’un tel jeu, si riche, si beau, si bien pensé, ne soit pas doté d’un système de défense en combat rapproché est à peine pensable. Du coup on se contentera d’esquiver en effectuant une roulade et de taper comme un bœuf. Très dommage.

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D’autres petits détails viennent quelque peu desservir l’expérience : Il manque quelques points d’escalade, à l’instar d’un MGS V, où on se retrouvera dans l’obligation de courir afin de contourner certaines masses rocheuses. Du coup, comme dans MGS V, on courra beaucoup, des kilomètres et des kilomètres. Si la possibilité nous est donnée d’apprivoiser, de pirater pour être plus précis, certaines bêtes « chevauchables », il s’agit tout de même de les trouver, car disséminées un peu partout sur la vaste carte du jeu. Parfois, on se prendra même à rêver à un disque volant (façon Enslaved) qui serait accroché dans notre dos, histoire de tracer dans cette nature luxuriante.

En évoquant le piratage des machines, précisons la possibilité de les reprogrammer à notre avantage, à savoir que les bêtes attaqueront toute présence qui nous serait hostile (humaine ou machine). Autant dire que lorsque vous avez deux tigres « dents de scie » à vos côtés, vous ne craignez plus rien. Assez jouissif par moments… Malgré quelques petits manquements, le gameplay est souple et fonctionne bien.

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Autre point dommageable, une fois qu’on a décoché une flèche, on ne peut pas la récupérer. C’est le genre de petit détail appréciable, qui a son importance en termes de réalisme et de confort de jeu. Au lieu de cela, on fabriquera (ou achètera) des flèches supplémentaires. Ça tombe bien, vous ne manquerez pas de ressources, tant votre inventaire sera constamment plein. Fait un peu agaçant à la longue, où pour ne pas se priver de ressources importantes, on passera tout de même un certain temps dans le menu d’inventaire afin de se délester d’objets sans grande valeur. Soulignons aussi la confusion de l’inventaire des diverses fioles et élixirs via les flèches directionnelles.

Le Level design d’Horizon Zero Dawn

Comme nous l’avons vu, on passera tout de même énormément de temps à courir. Parfois sur de longues distances, pour peu qu’il n’y ait pas de monture dans les parages. Heureusement, nous avons la possibilité d’effectuer des déplacements rapides d’un feu de camp à un autre, pour ceux qu’on aura pris soin d’allumer. Le terrain de jeu est constitué de plusieurs biomes.

On passera ainsi d’une zone boisée à une montagne enneigée, ou d’un canyon aride à une jungle tropicale. Parfois de manière assez soudaine, avec des frontières bien maigres entre deux régions. Détail vite oublié face à la variété et à la beauté des certains paysages.

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La carte est grande, la curiosité et l’envie de la découvrir nous pousseront toujours plus à en explorer les moindres recoins. Cette nature sauvage renferme quelques ruines d’immeubles et de buildings, vestiges témoins d’une époque maintenant révolue, ainsi que des camps ennemis qu’il faudra prendre soin de « nettoyer ». Dans certaines zones on trouvera aussi des cités abritant marchands et missions secondaires. Quêtes annexes parfois sympathiques, mais se résumant souvent à pister quelqu’un ou quelque chose avant d’aboutir à un combat ou à une embuscade.

Nous l’avons vu, on pourra reprocher le manque de points d’escalade dans la roche, de même qu’il manque quelques grottes de-ci de-là. Il y en a bien sûr, mais en quantité insuffisante pour insuffler un réel sentiment de variété. Heureusement, les Creusets rattrape le coup, à l’instar des « Caveaux » de Mass Effect Andromeda. De mystérieuses bases souterraines mi-rocheuses mi-cybernétiques, à l’architecture noire et pyramidale, renfermant des trésors de savoir et de technologie. Dans Horizon, après chaque visite de Creuset, on saura reprogrammer davantage de machines, même les plus grosses. Mais là où Andromeda abusait un peu des Caveaux, Horizon nous en propose quatre, juste ce qu’il fallait pour que la lassitude ne s’immisce pas dans le procédé.

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Notre avis sur Horizon Zero Dawn

Horizon Zero Dawn est une sublime aventure. Rondement menée par une réalisation solide et une narration maîtrisée.

Les combats contre les humains sont quelque peu gâchés par l’absence de parade, mais le gameplay reste efficace et agréable. Le titre pourrait se montrer quelque peu répétitif une fois passées les vingt premières heures de jeu. Le fait de courir énormément, de consacrer beaucoup de temps à la chasse et de gérer cet inventaire toujours plein y sont pour beaucoup. Précisons que la durée de vie est au rendez-vous. Comptez entre 35 et 45 heures pour boucler la trame principale et quelques quêtes annexes. Prévoyez le double si vous souhaitez remplir tous les objectifs du jeu. Malgré ses quelques petits défauts, c’est avec plaisir qu’on se laisse happer par cette aventure, où l’on n’a jamais autant ressenti cette sensation d’être un chasseur / cueilleur.

Horizon Zero Dawn est un grand jeu, à ne manquer sous aucun prétexte pour tout possesseur de PS4 qui se respecte.

Vidéo de gameplay Horizon Zero Dawn

Graphiste de profession et rédacteur passionné. Joueur depuis l'âge de 5 ans, j'ai fait mes armes sur l'Atari 2600 avec Space Invaders, en passant par l'Amstrad CPC 6128, l'Amiga 500+ ou la Megadrive. Joueur console, sur PS4 et One, mais encore sur PS3 et 360. Mes genres favoris : Aventure, Action, Infiltration, Survival, FPS, Plateforme, Stratégie et Réflexion.
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