Test Pokemon X et Pokemon Y, le retour du retour des monstres de poches

Publié le 21 février 2014

Le temps d’attente est enfin terminé pour les nombreux amateurs de la licence. De nouveaux monstres, un univers nommé Kalos inspiré de la France entièrement modélisé en 3D, des méga-évolutions, les contacts avec les joueurs du monde entier simplifiés, voilà quelques nouveautés liées au jeu. Si vous n’êtes pas encore tombé sous le charme de ces versions X et Y et que vous aimez les RPG, je vous conseille de lire ce test.

Après une introduction sympathique quoique très ique pour n’importe quel habitué de la série, l’aventure commence avec le personnage créé au préalable pendant cette fameuse introduction. On se retrouve dans sa chambre et il devra aller au rez-de-chaussée pour que sa mère lui dise… Bon, si vous connaissez les anciens épisodes, vous connaissez la suite. Pas la peine d’épiloguer sur le scénario qui n’est que prétexte pour partir à l’aventure et voir du pays.

Il y a quelques petites nouveautés tout de même car ce n’est pas le professeur de cette région qui vous donnera votre premier pokemon mais vos nouveaux amis. La nouvelle team qui remplacera la Rocket ou la Plasma (des versions noires et blanches) se nomme la Team Flare. Ses membres sont présents quasiment tout au long de l’aventure, mais leur rôle se bornera à tenter de récupérer une créature légendaire pour satisfaire leurs sombres desseins. Vous devrez donc les affronter pour les empêcher de détruire l’équilibre de la nature.

Il faudra passer par là pour aller affronter les Champions et ainsi récupérer les 8 badges qui vous donneront accès à la Ligue, but ultime de tout dresseur qui se respecte. Du ique comme je le disais précédemment, mais c’est une valeur sûre et l’enchaînement des événements reste très fluide avec très peu de temps morts. Compléter le pokedex (encyclopédie recensant les différentes espèces de pokemon) est toujours possible et c’est l’activité qui vous prendra le plus de temps pour peu que vous ayez le courage de le compléter à 100%.

Première chose qui saute aux yeux quand on commence une partie, c’est la beauté des éléments modélisés par l’équipe de Gamefreak. Il est bien loin le temps des versions rouge et bleu en noir et blanc sur nos vieilles Game Boy. C’est beau, enchanteur, coloré et les animations sont très agréables. Les angles de caméra dynamiques présents à certains endroits sont assez déroutants au début car il faut adapter sa façon de se déplacer en conséquence, mais cela devient vite instinctif.

Après être entré en possession de votre premier compagnon d’aventure, (le choix ique du plante, feu, eau), votre premier combat aura lieu contre un de vos amis ayant le type désavantagé au vôtre. Et là, c’est la claque. La modélisation des Pokémon est exemplaire, les animations de combats sont fluides et plus vous avancerez dans le jeu, plus elles seront puissantes et impressionnantes visuellement. Gamefreak a pensé à tous. Les nouveaux joueurs, en leur faisant découvrir d’anciennes générations en plus de la nouvelle et les anciens, en jouant sur leur nostalgie mais également les nouveautés apportées.

Quelles sont les nouveautés d’ailleurs ? Il y en a plusieurs et la première et pas des moindres est bien évidemment la 3d. C’est le premier épisode à ne pas être en 2D et les combats en 3D remplacent les combats de monstres « dessinés » des versions précédentes. Ce changement s’est fait de main de maitre (malgré quelques baisses de framerate lors des plus grosses attaques) et je ne peux m’empêcher de penser au de combat de la série Golden Sun, un des grands RPG de la Game Boy Advance dans son déroulement (le gouffre technique entre les deux jeux est heureusement visible, rassurez-vous). Les combats sont beaux mais ce n’est heureusement pas le seul attrait graphique du jeu.

Les environnements sont magnifiques et l’on prend encore plus de plaisir à jouer à cette licence que l’on aurait imaginée en manque d’inspiration. Le meilleur exemple est la grande ville d’Illumis, librement inspiré de Paris, immense dans un premier temps et où vous ne pourrez pas ne pas vous perdre tellement il y a de bâtiments et d’endroits cachés. Les différents environnements sont tous très différents et vous n’aurez donc jamais l’impression de visiter le même endroit. Les grottes elles-mêmes sont reconnaissables à leur, c’est dire ! La 3D stéréoscopique de la 3DS est activable durant les combats et certains environnements, mais l’activation de cette option, surtout durant les combats, provoque une baisse de performance qui vous fera très vite jouer sans cette 3D. Peu importe, cela ne gâchera rien au plaisir.

Et que dire du design des nouveaux pokemon ? C’est affaire de goût, mais il est de mon propre avis très bon. Nous sommes loin du design de la 5G où certaines des créatures manquaient clairement d’imagination. Bien évidemment, certaines sont moins inspirées que d’autres, mais entre la nouvelle génération et les anciennes présentes dans la cartouche (il en manquera tout de même environ 300), vous aurez de quoi vous constituer une équipe équilibrée et digne d’un champion. Les mauvaises langues diront cependant que la sixième génération est bien maigre avec seulement 69 nouveaux monstres.

Deuxième nouveauté importante, l’ajout d’un nouveau type : les fées. Les derniers ajouts datant des versions or et argent surgameboy color avec l’apparition des ténèbres et de l’acier, cette nouveauté est bien venue. Qu’apporte le type fée réellement. Eh bien, on peut dire que les dragons ne seront plus les maîtres incontestés du jeu car ils seront totalement inefficaces contre les fées. Ils étaient déjà faibles face à d’autres dragons et la glace, maintenant, nous pouvons rajouter ce nouveau type à cette table des faiblesses. En contrepartie, elle aura aussi des inconvénients. Les types poison et acier sont très efficaces contre le type fée et c’est tant mieux, cela permet de remettre en avant des espèces qu’on utilisait rarement du fait de leur quasi-inutilité. On peut enfin réutiliser Nidoking qui voit son intérêt augmenter !

La nouvelle génération apporte son lot de pokémon fée, mais leur nombre augmente en allant regarder du côté des anciennes générations. Gardevoir, Marill, Togepi ou bien encore Rondoudouse voient affubler de ce type fée. Voir un Rondoudou dégommer sans trop de difficultés un Dracolosse peut paraître ridicule, mais comme dit précédemment, cela permet d’apporter de la nouveauté et de revoir totalement ces connaissances en stratégie. Il ne sera pas étonnant de s’essayer à dégommer un Mélodelfe (aussi devenu fée) avec des techniques de combat et voir que c’est n’est plus très efficace car ce nouveau type est également résistant aux types combats et ténèbres. Bref une nouveauté vraiment bienvenue dans un univers où la stratégie était figée depuis de nombreuses années (hormis l’ajout de nouvelles attaques).

Troisième nouveauté qui ne peut pas passer inaperçue car elles sont au centre des recherches du professeur de Kalos : les Méga-évolutions. Elles ne seront vraiment présentes qu’après l’obtention du quatrième badge, mais il est prévisible d’imaginer que chaque joueur aura au moins un pokémon capable de méga évoluer au sein de son équipe. Qu’est-ce qu’une méga-évolution ? Un stade ultime ? En quelque sorte oui, mais il n’est que temporaire. Quand vous aurez récupéré le nécessaire pour faire méga évoluer un de vos compagnons (une gemme à faire tenir au pokémon correspondant et un anneau qui active les pouvoirs de la pierre), il sera possible pendant un combat de le faire évoluer une nouvelle fois, améliorant ses statistiques, son talent ou son type. Mais cet état ne dure que le temps du combat et le monstre retrouve sa forme originale à la fin de ce dernier. De plus, si vous avez plusieurs espèces pouvant méga évoluer au sein de la même équipe, sachez que vous ne pourrez lors d’une rencontre n’en faire méga évoluer qu’un, restriction qui peut sembler frustrante mais qui au final apporte un plus à une stratégie de combat déjà bien rodé. Dracaufeu, Lucario, Cisayox ou bien encore Tyranocif ne sont que quelques exemples de monstre concernés par les méga-évolutions sur la vingtaine disponible.

Bien évidemment, deux versions veulent dire également contenu exclusif à chacune. Outre certaines espèces de Pokémon introuvables dans telle où telle version, certaines méga-évolution ne seront disponibles que sur une des deux versions. Dracaufeu évolue de manière différente selon que vous ayez la version X oula version Y. La série nous a habitués aux épisodes doubles mais il vous faudra malheureusement faire l’impasse sur certaines méga-évolution selon votre version, ce qui pourra s’avérer frustrant pour les collectionneurs et les amateurs de la phrase « attraper les tous ».

Nintendo et Gamefreak ne sont cependant pas insensibles aux joueurs souhaitant compléter le pokedex à 100% et ils ont pour cela amélioré grandement le système d’échanges et de rencontre entre joueurs du monde entier. Ainsi, peu importe l’endroit, vous pourrez échanger vos monstres favoris et rechercher des espèces qui vous intéressent de n’importe où ! Pour les combats, c’est le même système. Si vous souhaitez casser un peu le rythme de votre aventure, rien ne vous empêche d’aller affronter grâce à la connexion Internet un adversaire qui peut se trouver à l’autre bout du monde. Un système qui se veut instinctif et très bien conçu.

Deux autres nouveautés liées à l’écran du bas ont été rajouté. Premièrement, la pokérécré qui est assez sympa au début mais qui devient malheureusement vite lassante par la suite. Vous pouvez jouer à des mini-jeux avec le monstre de votre choix, le nourrir ou le caresser à la manière d’un Nintendogs moins développé. L’intérêt est limité et son utilisation ne sera faite que pour les monstres évoluant uniquement quand le bonheur est au maximum. Mais l’option pourrait intéresser les plus jeunes joueurs.

La deuxième nouveauté nommée « système de perfectionnement virtuel » permettra d’améliorer les statistiques de vos compagnons selon vos envies. Pas indispensable pour des joueurs occasionnels, le SPV le deviendra rapidement pour les amateurs de stratégie qui souhaitent que leur équipe soit la meilleure possible. Grâce à ce système, il est possible de distribuer les statistiques selon son bon vouloir et non pas par hasard comme quand le pokémon gagne un niveau en combat.

Avec toutes les activités possibles sur ces cartouches et bien évidemment votre propre motivation, la durée de vie du jeu peut être phénoménale. Si l’on se contente de finir le scénario et d’arrêter après la ligue, il faudra compter entre 25 et 30 heures de jeu. Mais compléter le pokedex et se constituer une puissante équipe pour affronter des joueurs du monde entier vous prendra une centaine d’heures, si ce n’est pas plus. X et/ou Y est un investissement sur le long terme pour peu que l’on n’ait pas développé d’allergies aux monstres de poches. La seule chose regrettable est la quasi-absence d’activités intéressantes après avoir terminé la ligue.

Notes:

  • Scénario: 13/20
  • Gameplay: 18/20
  • Graphisme: 19/20
  • Bande-son:17/20
  • Durée de vie: 18/20

Note générale: 17/20

Les plus:

  • Le type Fée
  • Les Méga
  • évolutions
  •  Le système de perfectionnement virtuel
  • Le design de la 6 ème génération
  • Les graphismes
  • La personnalisation du dresseur
  • Le multi-joueurs

Les moins:

  • Le scénario
  • Quelques baisses de framerate lors des combats
  • Aucune surprise dans le déroulement du jeu
  • Contenu faible après la ligue

L’avis de Nadrak:

Pokemon X/Y, c’est une bouffée d’air frais. Ces versions ne changent pas vraiment la série en profondeur mais apportent quelques nouveautés qui feront à n’en pas douter référence dans quelques années. Le type Fée est bienvenue, les méga-évolutions sont terriblement es et la durée de vie est plus que conséquente pour peu d’avoir le courage de remplir le pokedex. Le scénario a toujours été le point faible de la série et ça ne change pas avec ces versions mais le reste du jeu nous m’oblige à pardonner à Gamefreak ce manque d’imagination. Un des meilleurs jeux 3DS de l’année 2013.

« Un jour, je serais le meilleur dresseur ! »