Test Warhammer Vermintide

Publié le 13 avril 2016

Lorsque que la ville d’Ubersreik, dans le sud de la province du Reikland, se fait envahir par des armées entières de Skaven, il y a bien peu de choses qui se mettent dans leur chemin hormis vous. Bienvenue dans Warhammer The End Times: Vermintide messieurs dames !

Test Warhammer Vermintide

Fatshark, un petit développeur suédois, a eu les testicouilles de développer un jeu sur l’univers médiévalo-fantastique de Games Workshop, Warhammer Fantasy Battle. Vermintide s’oriente vers le FPS nerveux sur fond d’invasion de nuisibles de la taille de votre grand-mère, et ça ne rigole pas, mais alors pas du tout.

Left 4 Dead y es-tu ?

Le jeu est TRES semblable à la licence Left For Dead, où 4 joueurs doivent survivre à une apocalypse zombie en repoussant des vagues de zombie et en accomplissant des objectifs sur la carte. Là, c’est sûr qu’on a plus qu’une inspiration de jeu. Mais ça s’arrête aussi sec, car Vermintide innove (un peu) là où Left 4 Dead bute: des classes, des objectifs bien particuliers à assurer pendant les missions, et surtout un système d’upgrades/de loot.

Autre similarité, les ennemis spéciaux: on retrouve le smoker (qui dégage des nuages nocifs, et explose en empestant une zone avec du gaz) remplacé par le Globaldier, le tank (sac à points de vie qui nécessite l’attention de toute l’équipe pour le tuer) devient un Rat-Ogre, le Hunter (qui monte partout, et vous saute dessus pour vous immobiliser) est désormais un Coureur d’Egout, et le Jockey (qui vous attirait vers des groupes d’ennemis) devient le Maître de Meute. Rajoutez à cela le Ratling (oui oui, un rat géant qui tire au minigun sur vous), et vous avez un bestiaire plutôt vaste à affronter.

Au niveau des missions, la plupart vous feront aller d’un point A à un point B, en remplissant quelques objectifs, et surtout en survivant à tout ce que les Skavens peuvent vous envoyer. Mais certaines seront plus stressantes, vous faisant ramener des sacs de nourriture en affrontant des vagues de plus en plus violentes, ou encore en détruisant des armes de siège qui pourraient faire des ravages aux armées alliées.

Do you feel lucky punk ?

Si les héros de Left 4 Dead étaient simplement des skins différents, n’offrant aucune expérience particulière, dans Vermintide on retrouve 5 héros bien différents les uns des autres:

Victor Salzpyre est un Chasseur de Sorcière. Totalement obsédé par les Skavens, le voilà fin prêt pour son heure de gloire: devenir un héros de l’Empire, ou mourir en essayant ! Il combat avec des pistolets et une rapière, et peut donc gérer les foules d’ennemis qui n’hésiteront pas à se jeter sur vous !

Sienna Feugonasus est une Sorcière Flamboyante ! Maniant le feu comme personne, elle peut lancer des boules de feu, et transformer vos ennemis en cendre. Attention toutefois à ne pas trop utiliser ses pouvois, sinon vous pourriez bien vous brûler ! Si les ennemis se rapprochent trop, elle peut aussi se défendre avec son épée.

Bardin Goreksson est un Ranger Nain. Protégé par son épais bouclier, et maniant la hache comme seuls les Nains peuvent le faire, il peut tanker les ennemis et les débiter comme des rondins de bois mal dégrossis (comme leur mère). Son œil de chasseur peut aussi se placer derrière la mire de son arbalète, pour envoyer un carreau dévastateur sur les unités en armure !

Kerillian est une Forestière Elfe Sylvain, qui vadrouille hors de sa chère forêt d’Athel Loren depuis un petit moment. Lorsqu’elle rencontre le groupe de héros dans Ubersreik, elle est loin de se douter des aventures qui l’attendent. Mais tant qu’il y a de la vermine à exterminer, l’arc de Kerillian chantera !

Markus Kruber (aka Herr Gruber) est un sergent de l’Empire ! Excellent combattant à distance (grâce à son arquebuse) ou au corps-à-corps (son épee et son bouclier peuvent résister à beaucoup de choses), Herr Gruber est, à mon sens, le héros le plus polyvalent de tous.

Du changement de gameplay pour Warhammer Vermintide

Si le jeu est un FPS, chacun des héros est équipé d’armes à distance, mais aussi d’armes de corps-à-corps. Qui peuvent devenir très brouillons quand des nuées d’Esclaves Skaven se ruent vers vous.

Heureusement pour vous, FatShark a pensé à vous en ajoutant quelques objets de destruction sympathiques. On est certes pas au 21e siècle, mais même dans l’univers de Warhammer Fantasy Battle on trouve des grenades et des cocktails Molotov. La vie se régénère via des bandages, ou des potions (qui ont un goût dégueulasse d’après Kerillian).

Des grimoires et des tomes sont à chercher/trouver dans les niveaux, et permettent en cas de victoire, d’améliorer vos chances de débloquer du loot, les premiers occupant l’emplacement de l’objet de soin, le deuxième réduisant d’un quart la barre de vie de l’équipe entière. Car loot il y a dans le jeu. Armes, équipements (amulettes avec différents effets), ou encore gemmes pour améliorer votre équipement existant, on trouve beaucoup de choses en se baladant dans Ubersreik.

Votre repaire, une taverne, accueille 5 chambres, mais surtout la Forge et le Tombeau du Réconfort. Le premier permet de détruire des équipements pour lesquels on a aucune utilité, et en récupérer des gemmes améliorer un équipement avec lesdites gemmes ou tenter d’obtenir un meilleur objet en reforgeant quatre équipements de même niveau.

Le Tombeau lui permet d’oublier quelque chose d’assez frustrant dans le jeu: looter un objet puissant et rare…mais pas pour son personnage. Combien de fois ais-je trouvé un arc, ou un jeu de dagues pour Kerillian alors que je joue principalement Markus ? Le Tombeau pallie à cela en permettant d’obtenir le type d’arme qu’on souhaite, et sa rareté. Après, est-ce que ça vous sera utile, c’est un autre problème !

Niveau rejouabilité, on obtient 13 cartes avec des scénarios divers (défense d’une fontaine critique à la survie de la ville, récupération de victuailles, nettoyage de zone,destruction d’engins de siège…), et un mode Horde extrêmement dur. Rajoutez 5 modes de difficulté (Facile, Normal, Difficile, Cauchemar et Cataclysme), et vous obtenez un jeu avec une excellente durée de vie, entre la découverte des cartes, et le farm d’équipements pour vos différents personnages.

Petit coup de cœur pour la modélisation des cartes. Le rendu est excellent, et se balader dans le monde de Warhammer est un vrai plaisir (tant qu’on se fout d’être recouvert de sang de rat).

Conclusion

Warhammer End Times: Vermintide était un pari assez couillu de la part du studio Fatshark, et aussi de Games Workshop (autant le jeu de plateau est vraiment sympa, autant les jeux vidéos sont assez souvent réputés pour être vraiment nuls à chier sauf exception). S’inspirer aussi ouvertement de Left 4 Dead aurait pu être une cata, mais le jeu utilise et améliore les mécanismes créés par son aîné pour offrir aux valeureux guerriers qui souhaitent défendre l’Empire une expérience de jeu vraiment excellente.

Qui plus, pour ceux qui connaissent le lore de WFB, le jeu se situe chronologiquement au tout début de la Fin des Temps. Entre ça et Warhammer Total War qui, de ce qu’on sait, va aussi amener l’univers jeuvidéoludique de Battle vers la destruction du Vieux Monde, il semblerait que Games Workshop ait enfin remis le pied à l’étrier pour trouver des partenaires de qualités !

Si vous aimez la fantasy, Warhammer, et casser du Skaven, foncez, Warhammer Vermintide est un excellent FPS pour se défouler !