Test Mirror's Edge, le génie du Parkour

Publié le 28 octobre 2012

  • Titre: Mirror’s Edge
  • Éditeur: Electronic Arts
  • Développeur: Dice
  • Type: Plates-formes/action
  • Plateforme: PS3, Xbox360, PC
  • PEGI: 16

Qui parmi vous, après avoir vu le film « Yamakasi », a voulu essayer de faire pareil et est allé à l’hôpital pour se faire suturer? Oui c’est bien de moi que veux parler … je peux vous dire et vous assurer que Mirror’s Edge, n’a absolument rien à envier à ce film.

Dans une grande mégapole, une majorité des citoyens ont décidé de se conformer à un idéal d’ordre et de tranquillité. Et ceux qui ont refusé la conformité sont devenu des marginaux et des « criminels ». Ces personnes ont, par la suite, recours à des gens très particuliers. On les appelle « les messagers », ils s’occupent de livrer des colis en passant de toit en toit et tout en semant les forces de l’ordre. Faith fait partie de ces messagers, elle est douée et n’a pas froid aux yeux. Mais lorsque sa sœur, policière, est accusée d’avoir assassiné un homme important, Faith doit faire tout son possible pour l’innocenter. Une véritable course contre la montre l’attend avec des révélations qui la feront courir encore plus vite.

Un peu décevant que je n’ai pas plus de chose à écrire sur le scénario. Une histoire qui casse pas trois pattes à un canard, un truc relativement sobre, ou ce que vous voulez. Le scénario de Mirror’s Edge est simple voire même trop simple. Une seule intrigue que l’on va perdre légèrement de vue. En fait on suit bêtement une ligne prédéfinie sans jamais la quitter. Un scénario qui m’a un peu déçu.

Gameplay:

Un début de test commençant sur un point négatif, c’est dur et méchant, mais Mirror’s Edge est un bon jeu, pas pour le scénario, mais pour tout le reste. Vous incarnez donc Faith dans son parcours pour trouver la vérité sur le complot contre sa cadette. Pour cela, à aucun moment du jeu vous ne verrez le corps de Faith. Sauf dans les cinématiques, mais là c’est différent et j’y reviendrai plus tard. Vous l’avez sûrement compris, Mirror’s Edge est un jeu à la première personne.

Quand on vous dit jeu à la première personne, les noms qui vous viennent à l’esprit sont Call of Duty, Battlefield, Skyrim, Bioschock etc… Ici, il n’est nullement question d’avoir une arme et de tuer tout ce qui croise votre chemin. Il vous sera quand même possible de désarmer les policiers pour utiliser leurs armes, mais vous remarquerez très vite que les forces de l’ordre sont graves radins sur les munitions.

Mirror’s Edge est donc essentiellement un jeu de « parkour » vu à la première personne. Mais dans ce cas-là vous me direz « donc le but, c’est de courir bêtement pendant tout le jeu, ça n’a pas grand intérêt ». Si vous affirmez cela, c’est que vous n’avez jamais joué au jeu ou alors vous êtes une fine bouche. Tout ce joue dans l’immersion. Faith sera constamment sous pression. Les policiers utilisant des milliers de balles qui sifflent à vos oreilles (eux ils en ont la blinde, mais toi t’as même pas de quoi tuer cafard^^), la respiration et les battements de son cœur accélérant au fur et à mesure, la frustration quand nous sommes dans un endroit plutôt grand et que nous ne savons pas par où passer (dans un passage délicat, si on fait un faux pas… on meurt). Tous ces détails rendent le jeu particulièrement dynamique. De plus, même si le scénario n’est pas extraordinaire, on a quand même envie de connaître la suite.

Dans un autre temps, quand on a la manette en main et que l’on commence à courir, sauter, glisser, escalader, frapper, tomber, et bien la sensation est énorme. Je serais bien content de pouvoir faire ça dans la vrai vie ^^. Ceci augmente d’autant plus l’immersion quand on sait qu’on a affaire à une véritable femme araignée.

Un gameplay dynamique, une immersion énorme, ajouté à cela une prise en main un peu complexe pour donner de la difficulté au truc, permettant aussi de renforcer ce sentiment « si tu te trompes, t’es mort ». Tout cela comble à merveille la pauvreté de l’histoire. En fait nous pourrions dire que le gameplay est parfait pour rattraper ce scénario. Une intrigue simple pour une enquête qui va à 200 à l’heure.

Graphismes:

Il y a deux points à aborder pour les graphismes. Dans un premier temps, je vais revenir sur ce que j’ai déjà cité, c’est-à-dire les cinématiques du jeu. Elles sont amenées comme un point de vue narratif où nous ne sommes plus dans les yeux de Faith, mais comme si nous regardions tranquillement un film dans notre canap à manger du pop à corn. Les graphismes de ces dernières sont différents de ceux In game. Elles nous sont présentées avec l’aspect pages de bandes dessinées, ce qui a toujours l’habitude de me faire fondre.

Dans un second temps, il y a les fameux graphismes In Game (avec vue à la première personne). Les graphismes sont plus que convenables. Nous sommes plongés dans un monde particulier, propre à cette licence. La ville est constitué de nombreux buildings. La couleur dominante de cette ville est le blanc, cependant certains lieux sont légèrement colorés. On ressent fortement le côté ville en paix, mais qui a sûrement un lourd passé derrière elle. Le souci du détail est bien présent… Le jeu d’ombres, les personnages que l’on ne voit pas, les yeux de l’héroïne, tout cela a un rendu particulier… enivrant.

Vous l’aurez compris, les graphismes sont vraiment particuliers. Un que l’on trouve rarement dans les autres licences (qui elles recherchent souvent l’hyper réalisme). Ce level design colle à merveille à Mirror’s Edge, cependant il pourra en laisser perplexe plus d’un. En tout cas, moi le design m’a tout à fait séduit.

Bande son:

Dans certains jeux, la bande-son est absolument atroce. On se demande même qui a pu composer ces bouses. Bien heureusement bien Mirror’s Edge en est tout l’opposé.

Un véritable chef-d’œuvre et je pèse mes mots. D’abord les bruitages, comme les impacts des balles où encore quand Faith respire plus vite et plus fort au fur et à mesure dans sa course, ses cris s’amplifiant car la douleur se fait plus présente… tous ces détails prouvent que c’est nous ne jouons pas avec Faith… nous sommes Faith. Ensuite, tout la musique d’ambiance colle parfaitement. Aussi bien les moments où vous vous déplacez dans les phases de plates-formes, que les moments où il y a de l’action.

De plus, la musique d’intro et de fin de jeu est absolument magnifique et colle parfaitement au soft et à son univers. Pour couronner le tout, le jeu propose un doublage français vraiment impeccable. Une véritable perle sonore.

Durée de vie:

Les meilleures choses ont une fin un moment ou à un autre. Malheureusement Mirror’s Edge est plutôt court. Comptez 6 à 7 heures de jeu, pour finir le mode histoire en tout cas. Bien sûr il y a un contenu annexe, comme les objets cachés dans l’histoire, les contre-la-montre à partager en ligne. Malheureusement cela ne comble que peu notre courte aventure qui s’annonçait vraiment mouvementée. Mais vu qu’il s’agit d’un jeu court et où l’on va plutôt vite, il a tout le potentiel pour les speedrun. Aux amateurs, lancez-vous.

Notes:

  • Gameplay: 17/20
  • Graphismes: 17/20
  • Bande-son: 19/20
  • Scénario: 13/20
  • Durée de vie: 11/20

Notes Générale: 17/20

Les plus:

  • un bel environnement
  • Une bande-son se passant de commentaire
  • Un système de jeux jouissifs

Les moins:

  • Un scénario un bien trop simple
  • Durée de vie faiblarde
  • Prise en main légèrement complexe

Conclusion:

un bon gameplay, de beaux graphismes, une excellente bande-son au détriment d’un scénario simple et d’un jeu court. Hormis ça, Mirror’s Edge est vraiment un bon jeu qui a su me transporter le temps de cette aventure. Certaines personnes n’aimeront sûrement pas, je le conçois, mais c’est un jeu que conseil vivement. Et pour rappel, Mirror’s Edge a été élu « Meilleur jeu original » lors de l’E3 2008.

« Sur le fil, les toits se transforment en chemins et en conduits, en issues, et en raccourcis. Sur le fil, nous restons en mouvement, et donc en vie.