Test Mass Effect 2: Un Space-Opera magnifique

Publié le 26 mai 2012

  • Titre: Mass Effect 2
  • Editeur: Electronic Arts
  • Développeur: Bioware
  • Sortie: 28 janvier 2010
  • Type: Action -RPG
  • Prix: 15€

Le premier opus de Mass Effect nous avait laissé sur une fin ouverte. Qu’allait il advenir de notre Shepard. Mass Effect 2 nous apporte une réponse, ou plutôt un moyen de façonner nous même notre réponse. Un an après les événements de la bataille de la citadelle, la galaxie court à nouveau un grave danger. Les Récolteurs, une race mystérieuse a refait son apparition et des colonies humaines disparaissent. Vous êtes le commandant Shepard, votre mission est de trouver une réponse à ces phénomènes.

L’histoire de Mass Effect 2 commence très peu de temps après les événements du 1. Au commande du SSV-Normandy (ou Normandy SSR-1), le lieutenant Joker Moreau détecte une signature énergétique non répertoriée. Un croiseur débarque et ouvre le feu sur votre vaisseau. Presque tout le monde réussi à évacuer excepté le timonier Joker. C’est à ce moment que Shepard entre en scène, ainsi que le joueur par la même occasion. Vous êtes chargé de rejoindre le pilote pour l’évacuer puis vous mourrez. Cette mort de Shepard, en plus de permettre deux cinématique magnifique, permet de créer son personnage ou de l’importer de ME1.

Le scénario est plus complet que dans le 1, il intègre une nouvelle facette du personnage. Se rallier à une organisation hier ennemi afin de sauver un maximum de personnes, découvrir ce qui se passe et mettre fin aux disparitions.

Scénario peu poussé si l’on regarde comme cela, mais tellement bien amené et tellement bien dosé que cela passe tout seul.

Parlons maintenant du gameplay. On reprend les bases du 1, on ajoute du dynamisme aux affrontements, on met un soupçon de scène QTE et on assaisonne le tout d’une farandole d’armes destructrices et de pouvoirs ravageurs. On réduit le côté RPG qui avait fait sensation. On permet au joueur de sonder des planètes, adieu Mako bonjour vaisseau. Il n’y a plus que très peu de missions sur des planètes sondées. On ajoute également des missions de loyauté. En effet dans le 1 nous avions droit à des missions tel que récupéré l’armure de l’ancêtre de Wrex ou trouvé un cadeau de pèlerinage pour Tali ou bien encore arrêté un trafiquant d’organe avec Garrus, dans le 2 nous avons une mission de loyauté qui, si elle est menée à bien permet de débloquer une nouvelle tenue et une nouvelle capacité pour le coéquipier concerné.

Cependant, tout n’est pas rose, l’univers est moins ouvert que dans Mass Effect 1 ce qui provoque une impression de manque, bon d’accord je cherche la petite bête mais il faut trouver quelque chose.

Voilà ce que nous réserve Mass Effect 2. Seulement, le scénario et le gameplay ne sont pas les points marquants de ce jeu.

Les Graphismes ont été améliorés. Nous pouvons customiser notre Shepard comme bon nous semble. Envie d’une armure N7 camouflage Gris et noir ou jaune et Rose, vous pouvez.

Le menu de pause à lui aussi changé. On dit au revoir au menu bleu, symbolisant l’Alliance Interstellaire et on dit bonjour au Orange, symbole de l’organisation pro-humaine radicale nommée Cerberus (non mon pseudo ne vient pas de là). Les lieux sont, pour correspondre à l’atmosphère, plus glauque que dans le premier opus. Nous découvrons Oméga, la « capitale » des secteurs Terminus, dirigé par une main de fer par Aria T’loak, ce lieu est un point de rencontre entre les différentes races de la galaxie, tout comme la Citadelle, excepté le fait que ce soit la capitale galactique du crime.

Nous découvrons également Tuchanka, la planète d’origine des Krogans. Le design est assez bien trouvé je dois dire, il colle parfaitement au caractère de la race.

Passons au design des personnages. Une des nouvelles recrue est Miranda Lawson, femme génétiquement modifié et pour ainsi dire quasi-parfaite. Son visage appartient à une personne existant réellement, l’actrice Yvonne Strahovsky.(dans la série télé Chuck). Mis à part que dans le jeu ses cheveux sont noirs, il n’y a pas de différence physique majeure.

Grunt le krogan faisant partie de notre équipe possède un character design unique parmi ses congénères. Il est le seul de sa race à avoir les yeux bleus, il ne possède pas d’excroissance d’écaille formant un semblant de crête et sa peau est bleu grise contrairement à la majorité des Krogans qui ont une peau brune- marron.

La bande son est tout aussi présente dans Mass Effect 2 que dans Mass Effect 1, cependant elle est légèrement moins marquante. Mass Effect 1 nous offrait des moments de pur émotion avec sa bande son magistralement orchestrée. Mass Effect 2 possède une bande son agréable(musicalement parlant)mais qui, il me semble, n’égale son prédécesseur qu’avec difficulté.

Bien sur, je vais également vous parler des voix des personnages ainsi que des dialogues.

Les personnes ayant prêtées leur voix dans Mass Effect 1 reviennent, cependant quelques nouveaux venus sont des invités prestigieux, dans la version original en tout cas. Keith David reprend le rôle du Capitaine David Anderson. Seth Greene interprète de nouveau le timonier Jeff « Joker » Moreau. Cependant à ce casting déjà bien étoffé nous ajoutons Yvonne Stahovsky, prêtant en plus de son corps, sa voix à Miranda, Martin Sheen campe l’Homme Trouble ou the Illusive Man dans la VO, puis nous pouvons ajouté, entre autre, Adam Baldwin, qui à déjà tourné avec L’actrice Australienne sur le plateau de la série Chuck.

Sans parler du casting, le travail effectué sur les voix est hallucinant. En effet, Thane Krios, un assassin Drell à la particularité, tout comme les autres membres de sa race, d’avoir une voix couvrant deux spectres d’émissions sonore. Lorsque nous l’entendons parler c’est un pur moment de bonheur. En plus de parler de manière poétique et énigmatique, il possède une voix en double son. Sa voix audible par les humains, comme la notre donc et une sorte de grésillement discret, beaucoup plus grave lui donnant ainsi deux voix distinctes, une Standard et une Grave qui se marient à la perfection. Grunt possède une voix très rauque, restituant toute la personnalité de ce lézard encore plus barbare que ses congénères.

Mass Effect 2 est également l’occasion d’avoir des répliques savoureuses. Notamment de la part du pilote Joker. Après chaque mission il est possible de lui parler, si vous l’interroger sur les coéquipiers, il parlera des deux vous ayant accompagnés lors de la mission précédente. Nous avons donc droit à cette phrase pour Thane « Thane c’est le poète du groupe, le calme, la nature, les petits oiseaux Cui-cui, le meurtre de sang froid, un vrai nounours. » ou bien pour Garrus « On dirait que Garrus s’est sorti le balai qu’il avait dans le cul, sauf qu’il s’en sert pour faire des trous dans les autres. ». Enfin bref, vous l’aurez devinez les dialogues sont franchement géniaux.

Je vais maintenant vous parlez des personnages sans me répéter si possible. Nous avons donc en membre de l’équipage, le timonier Jeff Moreau, atteint de la maladie des os de verre comme je l’ai dit dans mon test de Mass Effect 1.

Nous avons Garrus, qui était lui aussi présent dans le 1 excepté que son personnage à pris en profondeur, il fait un peu moins captain America, son désire de rendre la justice est toujours présent, mais il la rend plus à la manière du Punisher.

Tali à pris en maturité, elle est désormais un membre d’élite de l’armée Quarienne. Grunt est un Krogan pur il est donc purement taré, mis à part les batailles il n’aime pas grand chose. Nous voyons l’arrivée de Samara, une probatrice Asari, un ancien ordre chargé de maintenir la justice et la paix en ayant recourt à la violence.(bien que ce ne soit pas réellement comme ça que les choses doivent se passer elles finissent souvent en bain de sang avec ses femmes.) La détenu biotique, Jack, crâne rasé et agressivité hors du commun la définissent à merveille. Thane, l’archétype du tueur à gage au passé sombre, calme, intelligent et mortel. Jacob Taylor, ex soldat de l’alliance, désormais rallier à

Cerberus, fils de militaire, la seule chose qu’il connaît c’est l’armée. Miranda, belle, intelligente, puissante, génétiquement modifiée, froide et distante, tels sont les mots pouvant la définir. Mordin Solus, un scientifique de génie ayant la fâcheuse tendance de faire des expérience dangereuse pour autrui. Viens enfin Légion, un Geth, tireur d’élite, loyal à Shepard et très doué en piratage. Puis, pour conclure cette partie sur les personnages, nous allons parler d’IDA, l’intelligence artificielle du vaisseau. Elle n’a pas de représentation physique si ce n’est un hologramme ressemblant à un mix entre un champignon et…. autre chose. L’entendre se disputer avec le pilote est un pur bonheur.

Nous allons désormais évoquer la durée de vie et ce test sera terminé.

Il faut compter environ 20- 25 heures pour finir le scénario principal. Si l’on rajoute les missions secondaires et l’exploration totale de la carte on tourne autour des 30 heures. Viennent ensuite les DLC(que l’on soit pour ou non) qui peuvent rajouter du temps de jeu. On arrive au finale avec la plupart des DLC à du 40 heures et ce facilement. Cette durée de vie est honorable pour un jeu comme celui là. De plus, on ne voit pas le temps passer ce qui est un bon point.

NOTES:

  • Scénario : 16/20
  • Gameplay : 15/20
  • Graphismes : 16/20
  • Bande son : 18/20
  • Durée de vie : 17/20

Note Générale: 17/20

Les plus :

  • personnages plus attachant
  • fluidité du gameplay
  • moins de lenteur dans le jeu
  • Des répliques savoureuses
  • Personnalisation du personnages

Les moins:

  • abandon de la majorité de l’aspect RPG
  • moins de liberté de mouvement

Conclusion:

Bioware réussit une suite à la hauteur des espérances que pouvaient avoir les fans. Un jeu aussi complexe que Mass Effect peut occasionner des dommages si l’on si prend mal pour créer une suite. Or le duo Bioware/ Electronic Arts s’en tire à merveille.

Les décors sont autant travailler que dans l’opus précédent, ainsi que l’ambiance et les personnages. Nous pouvons donc féliciter les designers pour leur travail ainsi que les compositeurs pour les musiques, sans pour autant oublier les scénaristes.

Sur ce j’espère vous avoir donner envie de jouer à ce jeu et je vous dit à la prochaine pour le test de Mass Effect 3, ainsi que pour celui du DLC de Mass Effect 2 : L’arrivée.

« J’ai lu dans le dossier de Mordin qu’il était hyperactif, mais là c’est comme un hamster dopé à la caféine. »