Test Mass Effect 3: Le final d'une des meilleures licence de cette génération

Publié le 19 juin 2012

  • Titre: Mass Effect 3
  • Éditeur: Electronic Arts
  • Développeur: Bioware
  • Genre: Action/ RPG
  • Plateforme: 360, PS3, PC
  • PEGI: 16

Mass Effect 1 ouvrait la voie à une formidable histoire faite de trahison, d’enjeu politique et de guerre à l’échelle galactique. Mass Effect 2 continuait sur la lancée en dynamisant les scènes de combat ainsi que l’aspect global du jeu, au détriment de la majeure partie de l’aspect RPG, en restant cependant un très bon jeu.

Voilà enfin Mass Effect 3, le jeu tant attendu censé conclure les aventures du Commandant Shepard. Nous avons patienté et nous avons eu peur lorsqu’il a été annoncé que nous aurions le droit à un Multi. Serait-ce la fin de l’histoire avant même d’avoir commencé le jeu ? Serait-ce la Call of Dutysation d’une série vidéo-ludique de qualité ? Nous allons faire le point dès maintenant.

ME1 et ME2 préparait l’arrivée d’un conflit galactique déterminant pour l’avenir de toutes les formes de vie avancées dans le domaine de la technologie. Dans ME3, la guerre est déclarée. C’est un conflit ouvert qui commence par la bataille de la Terre. Qu’on se le dise, l’ennemi est puissant, il frappe fort et ne fait pas de quartier.

Shepard réussi à s’enfuir afin de rapporter des renforts. Pour une mission aussi importante, il faut une équipe. Un équipe quelque peu légère certes mais diablement efficace. On déjoue des complots politiques, on cherche une faiblesse pouvant nous servir contre ces ennemis surpuissants et on prie pour sauver notre monde.

Pour gagner cette guerre, il faut conclure des alliances, cependant certaines vieilles rancœurs viennent mettre leur grain de sel dans notre course contre la montre, notre course pour la vie. Ce scénario est plus complexe que les précédents et s’avère très complets. Certes rien de mirobolant si on raconte en bref(sauver tous les mondes par tous les moyens.)mais magistralement bien ficelé.

Le Gameplay est plus dynamique que dans les deux premiers opus. Grosso modo, on prend le meilleur des deux premiers et on améliore.

Nous nous retrouvons donc avec un arbre de compétences comportant trois choix chacun en ce qui concerne les pouvoirs. Les mods d’armes font leur retour, ils permettent de changer le design des armes ainsi que leurs stats. Les modes et les parties d’armure font leur retour également, ils ont la même utilité que les mods d’armes.

Lors des dialogues nous avons à nouveau le choix de phrases caractéristique de Bioware, ainsi que des scènes QTE, déjà présentes dans ME 2.

Lors des Gunfight et lorsque nous explorons la carte, il nous est possible de grimper à l’échelle, sauter par dessus une crevasse, se mettre à couvert, assassiner un ennemi au corps à corps depuis ce couvert et en changer grâce à une roulade. L’innovation m’ayant le plus plu est l’attaque puissante au corps à corps, accessible en maintenant la touche d’attaque au corps à corps enfoncée. Cette attaque varie d’une e à l’autre et d’une race à l’autre.

Le Gameplay se veut plus intuitif et s’avère être l’occasion de s’amuser quasiment sans limites. Un petit problème subsiste cependant, il faut parfois compter avec un ordinateur qui refuse d’afficher les icônes indiquant ces possibilités.

Passons maintenant aux Graphismes. Ils ont été améliorés et les bugs graphiques ont quasiment disparu.

Les décors sombres des champs de batailles sont le résultat d’un travail acharné des designers et nous les en remercions.

Lors de notre périple nous passons par nombre de planètes, dont les mondes d’origines des Galariens, des Asaris, des Quariens, des Geths et des Krogans. Nous nous attardons également sur une lune de Palaven, planète natale des Turiens. Chacune de ces planètes possède son design propre. Ces planètes, malgré le contexte, sont magnifiques. La planète des Galariens possède une immense forêt et des bâtiments qui, vu d’en haut, ressemble à des constructions Mayas. La lune de Palaven ressemble à une Lune (Sans déconner =O) sur laquelle est posté un avant-poste militaire de haute technologie.

Le monde des Quariens et des Geths est similaire à une grande zone industrielle. La planètes des Asaris contient nombre de temples d’inspiration, très probablement, mésopotamienne et babylonienne mais cela n’engage que moi. Nous retournons sur Tuchanka, le monde des Krogans, qui s’avère être létal pour presque toutes espèces vivantes. Nous y découvrons des temples antiques, derniers vestiges datant d’avant la guerre planétaire opposant tous les Krogans.

Dans ME3, nous voyons enfin la Terre. Elle a bénéficié des progrès apportés par la découverte des vestiges Prothéens sur Mars. Le seul élément reconnaissable est Big Ben.

Nous allons maintenant évoqué le character design.

Garrus n’a presque plus de tissu cicatriciel sur le visage et son armure, en plus du bleu et du noir, est complétée par une touche d’argentée signifiant sa montée en grade dans la hiérarchie turienne.

Kaidan fait un peu moins propre sur lui, son visage paraît plus dur et son armure est plus e.

Liara n’est plus la gentille petite Asari, sa tenue rappelle son statut et je dois l’avouer c’est assez flippant.

Jack s’est laissé poussé les cheveux et se vêtit un peu plus, en effet on ne peut se balader en tenue indécente devant ses élèves.

L’amiral Anderson a prit un sacré coup de vieux et voit son uniforme changé. Il est vrai que l’armure d’amiral est plus adaptée lorsque l’on affronte des créatures mi organiques, mi synthétiques.

IDA a enfin un corps, corps que l’on pourrait qualifier de séduisant s’il n’était pas fait de différentes sortes de métal.

Vient ensuite James Vega, le nouveau personnage de l’équipe. Si c’était possible, je dirais qu’il s’agit du croisement entre un humain et un Krogan. Il possède une carrure impressionnante, des trapèzes proéminents, des tatouages un peu partout et une cicatrice au milieu du visage.

Joker et Hackett n’ont pas changé.

Parlons maintenant des ennemis. Kai Leng est un assassin de Cerberus. Comme le laisse imaginer son nom, son bagage génétique contient des gènes asiatiques. Se déplaçant à la manière d’un fantôme, c’est un ennemi coriace. Il est vêtu d’une manière similaire à celle de Thane, peut être est-ce dut à son statut d’assassin.

Les soldats de Cerberus possèdent des armures lourdes, comme celle de Shepard mais aux couleurs de leur faction. Les Centurions sont eux aussi équipés d’armures lourdes à leurs couleurs et ont la capacité d’envoyer des fumigènes, ils sont plus grands que les soldats. Les ingénieurs portent une armure légère et ont une tourelle automatique sur le dos, qu’ils essayeront de placer dans votre chemin. Les fantômes sont vêtu d’une armure légère à leurs couleurs et se déplacent en enchaînant les pirouettes. Ils sont équipés d’un sabre et d’un pistolet lourd ainsi que d’un système leur permettant de se rendre invisible. Viennent enfin les Némésis, vêtu d’une armure légère noire, ils sont armés de fusil de précision.

Passons à la faction des Moissonneurs. Ils sont composés de Zombies, déjà vu dans les opus précédents. Les cannibales sont également du nombre. Issus d’un croisement entre un Butarien et un Humain, ils se nourrissent de leurs congénères décédés afin d’obtenir des plaques d’armure. Les Maraudeurs sont des Turiens endoctrinés, à la manière de Saren, l’ennemi de ME 1. Nous avons également les Brutes, un croisement entre Turiens et Krogans dopé aux stéroïdes, dont l’intelligence est inversement proportionnelle à sa force. Les Furies sont des Ardat-Yakshi Asari endoctrinées. Leur perversité n’a d’égal que leur potentiel destructeur. Enfin nous avons le droit aux Exterminateurs, des Rachnis endoctrinés équipés de lance-roquettes.

Je ne parle pas des Geths car nous les connaissont déjà.

Passons à la Bande-Son. Encore une fois, le casting vocal rassemble des invités prestigieux. En plus des guests récurrents nous avons le droit à Freddie Prinze Jr (souviens-toi l’été dernier Scooby-Doo) pour incarner le lieutenant James Vega. Jessica Chobot joue Dian Allers la journaliste de l’alliance présente sur le vaisseau.

Les dialogues sont de nouveau superbement écrits. On a droit à un concours de blagues entre Garrus et Joker, entre autre chose. Certains des dialogues sont plus sombres que d’autres, s’accordant ainsi avec l’ambiance globale du jeu.

Les musiques collent parfaitement à l’atmosphère et est magistralement orchestrée. Je ne m’attarderais pas sur la Bande-son, les dialogues et les musiques n’ayant que très rarement posées problème à Bioware pour cette série.

La durée de vie est plus que satisfaisante. Le jeu se termine en approximativement 30 heures. Bien évidemment ce n’est qu’une approximation. Certains ont fini le jeu en 17h, pour ma part je l’ai fini en 47h. Ceci est plus qu’honorable pour une série d’action RPG à l’occidentale.

Le mode multijoueur et les DLC rajoutent de la durée de vie. (Pour l’instant il n’y a que « le prothéen » dont vous ouvrez un test bientôt)

Le multijoueur de Mass Effect 3 est basé sur un concept très simple. On créé son personnage en choisissant la race et la e, on le fait monter de niveaux. Pour ce faire on joue des parties durant au maximum 11 vagues. Il faut éliminer les 11 vagues en faisant équipe avec d’autres joueurs, chaque vague possède son objectif, allant de la simple extermination au piratage informatique.

Certes ce n’est rien de bien révolutionnaire mais c’est assez efficace.

Notes:

  • Scénario: 16/20
  • Gameplay: 17/20
  • Graphismes: 17/20
  • Bande-son: 19/20
  • Durée de vie: 17/20
  • Multi: 16/20

Note Générale: 18/20

Les plus:

  • une conclusion épique
  • le retour de l’aspect RPG
  • présence d’un multi agréable.
  • fin ouverte

Les moins:

  • pas de Krogans dans l’équipe
  • la fin de la trilogie de Shepard
  • la peur qu’on nous sorte une daube par la suite

Conclusion:

Bioware a réussi à réintégrer plusieurs éléments du RPG qui avaient été supprimé dans le deuxième opus. Ils ont augmenté la difficulté global du jeu et ont proposé une conclusion épique aux aventures de Shepard. Qu´on répondu les « fans » ? ils ont demandés à être remboursé. Un jeu comme celui là traité pire qu´un call of duty. Qu´on le veuille ou non ce n´est plus la qualité du jeu qui est pris en compte par une partie de la communauté vidéo ludique, on juge un jeu sur des critères qui me sont totalement étrangers. Sachez qu´une série comme celle ci mérite plus de respect, les studios ont réussi à ne pas en faire une daube vidéo ludique. Merci Bioware et Electronic Arts.

A la prochaine pour un test basé sur le DLC  » L´Arrivée » de Mass Effect 2.

« Pourquoi est-ce que les humains laissent des handicapés piloter leurs vaisseaux ?

-Sans déconner vous avez une blague sur moi ?

-Ouais, c’est un soldat qui me l’a racontée sur Palaven, bon alors, Pourquoi ?

-Je sais pas.

-Pour pouvoir battre quelqu’un lors des entraînements. »

mass effect andromeda avant poste