Kingsglaive Final Fantasy XV : une fresque épique

Publié le 12 septembre 2016

Petits chanceux que nous sommes, nous avons eu le plaisir de découvrir le film Kingsglaive, qui  introduit le jeu Final Fantasy XV, au Grand Rex lors d’une avant-première spéciale ! Et pour ne rien vous cacher, c’était impressionnant !

Kingsglaive Final Fantasy XV : une fresque épique

Le royaume magique de Lucis abrite le Cristal sanctifié, mais l’empire menaçant de Niflheim ne reculera devant rien pour s’en emparer. La guerre a fait rage entre les deux camps aussi loin qu’on s’en souvienne. Le Roi Regis de Lucis commande le Kingsglaive, une force d’élite de soldats. Maniant la magie de leur roi, Nyx Ulric et ses compagnons glaives défendent la cité d’Insomnia, combattant l’avancée inexorable de l’armée impériale de Niflheim. Face à l’écrasante puissance militaire de l’empire, le roi Régis ne peut sauver son royaume qu’en acceptant un ultimatum : il doit céder toutes les terres hors de la cité, et laisser son fils, le prince Noctis, épouser Lady Lunafreya, l’ancienne princesse de Tenebrae et désormais captive de Niflheim. Alors que la guerre fait rage, les machinations de Niflheim transforment Insomnia en un colossal champ de bataille, propulsant Nyx dans une lutte pour la survie même du royaume. »

Nous voilà plongés dans la préquelle du jeu à venir Final Fantasy XV, où technologie et daemons rencontrent une puissante et mystérieuse force magique, le tout mis en scène avec une superbe maîtrise des effets spéciaux ! Après « Les Créatures de l’Esprit« , auquel je n’ai toujours pas trouvé de lien avec la licence, et « Advent Children« , qui est superbe, mais ne casse pas trois pattes à un Chocobo, que pouvait nous offrir Square-Enix sur ce projet qui traversé BEAUCOUP de turbulences avant d’arriver en salles ?  A vous de le découvrir !

Des performances techniques sublimes pour Kingsglaive

A l’instar du film précédent Final Fantasy: Advent Children, Kingsglaive est merveilleusement orchestré.. Le photo-réalisme m’a clairement coupé le souffle, et ça sera pour le film sa bénédiction et son malheur. Si lors des scènes « calmes » le rendu force le respect, on atteint des sommets de non-lisibilité dès que ça commence à se taper dessus. La faute à quoi ? Une caméra suivant l’action tenue par un patient atteint de Parkinson en phase terminale. Tout est vraiment sublime je le répète, mais quand ça explose de partout (je pense notamment à la scène finale, où j’ai failli me décrocher la mâchoire malgré ce petit problème), on ne voit rien, ou plutôt on le voit mais pas assez longtemps.

Les Kingsglaive sont une force d’élite de l’armée de Lucis, qui peuvent utiliser une parcelle des pouvoirs de leur roi. Ils l’utilisent donc pour caster des méga tempêtes de feu, mais aussi envoyer des décharges électriques, créer des champs de force et surtout SE TÉLÉPORTER. Ils lancent leur couteau/dague, et peuvent se transporter en un clin d’oeil à l’endroit où atterrit ledit instrument. Bien évidemment il sert aussi à couper des méchants hein.
Cela donne d’ailleurs quelques scènes superbes, où on voit justement certains de ces Kingsglaive affronter les forces de Niflheim au corps-à-corps, alors qu’eux-même se font tirer dessus au fusil d’assaut.

Un scénario pas forcément flamboyant

Si les intrigues qui mènent l’histoire jusqu’à Final Fantasy XV sont assez basiques (un outcast badass doit aller sauver quelque chose/la princess Peach ect…), ça reste très prévisible. Il faut prendre en compte que Square Enix souhaite planter le décor pour le jeu, et c’est chose faite, de manière plutôt respectueuse de l’univers d’ailleurs. C’est d’ailleurs quelque chose qui dessert pas mal certains personnages, car en soi, il fallait faire un film joli qui donne envie de jouer au jeu. OK ça marche pour moi. Mais il y a aussi quelques lourdeurs (on peut, je pense, amputer 30 minutes au film easy), et surtout certains personnages sont intéressants, mais expédiés de manière assez révoltante. C’est dommage car certains sont attachants, et se font sortir de l’intrigue en un claquement de doigt.

Le personnage principal, Nyx, est doublé par Aaron Paul. Pas un seul « Bitch » à l’horizon, mais un lien solide entre la motion capture, le caractère du personnage et sa voix. J’ai d’ailleurs reconnu d’autres guests doublant des personnages, comme Lena Headey (Cersei Lannister) ou encore Sean Bean (Eddard Stark). Le casting est à la hauteur du film à ce niveau-là aussi !

Des références plutôt sympa pour les fans !

Tout comme Warcraft, il fallait pouvoir parler aux fans tout en offrant un divertissement agréable aux non-initiés. C’est un défi réussi pour Square Enix, qui place justement les fondements d’un univers qui s’annonce vaste. C’est un peu dommage d’ailleurs qu’on ne découvre pas un peu plus l’environnement du monde, mais les effets spéciaux rattrapent pas mal tout ça.

Pour les vrais fans, des clins d’œils se retrouveront un peu partout. Les épées qu’invoque le roi Régis ressemblent beaucoup aux