Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s'envole vers la Wii U

Publié le 26 février 2013

Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s envole vers la Wii U

Titre: Batman: Arkham City Armored Edition

Editeur: Warner Interactive

Développeur: Rocksteady

Prix: 30€ neuf environ

Genre: Action

Plateforme: Wii U, 360, PS3, PC, MAC

Vous rêver d’endosser le costume de l’homme chauve-souris créé par Bob Kane et Bill Finger en 1939 ? Vous êtes un inconditionnel de la trilogie de Christopher Nolan ? Vous aimez vous habiller de cuir moulant seul dans l’intimité ? Alors lisez ce test pour savoir si oui ou non Batman : Arkham City est fait pour vous.

N’étant pas moi-même un grand amateur du justicier masqué, c’est avec beaucoup d’appréhensions que je me suis lancé dans l’aventure (pas au niveau de la qualité indéniable du soft mais bien par rapport à mes goûts personnels). Mais au vu des différentes critiques plus que positives sur le jeu de Rocksteady, je me devais de l’essayer sur Wii U. Et sincèrement, je n’ai pas regretté le voyage. Le début est assez ique mais donne le ton pour le reste de l’aventure. Vous ne commencez pas avec Batman mais Catwoman, avec laquelle vous devez donner une bonne dérouillée à six ou sept malfrats à la solde de Double-Face. Suite à cela, on se retrouve dans la peau de Bruce Wayne, devant les portes d’Arkham City, en train de faire un discours plus qu’engagé sur la nécessité de fermer Arkham City, ville-prison voisine de Gotham City, où sont enfermés les pires scélérats de l’univers de Batman.

Malheureusement pour lui, Wayne est enlevé par un commando à la solde d’Hugo Strange, le « Directeur » de cette prison bien particulière. En tant que Bruce, vous devrez avancer dans la prison pour vous retrouver en face du Pingouin, qui a quelques différents à régler avec vous. Après lui avoir brisé le poignet et mis à terre tous ses hommes, nous voilà parti pour une petite séance d’escalade d’un immeuble sur lequel a été largué la capsule contenant le célèbre costume aux longues oreilles pointues (Non, pas celui de Legolas du Seigneur des anneaux). Ce que je viens de décrire fait seulement office d’introduction et je peux vous assurez que le reste du scénario est suivi avec plaisir. Les amateurs de Batman en auront pour leurs frais. Beaucoup de personnages viennent se greffer sur le scénario principal, et même si parfois cela peut paraître fouillis, j’ai aimé suivre l’histoire pour savoir ce qu’était l’opération appelée « Protocole 10 » (je n’en parlerai pas plus pour ne pas gâcher la surprise).

Outre Batman et Catwoman, vous aurez également affaire à plein de vilains célèbres de cet univers. Le Pingouin, Mr. Freeze, Double-Face, et bien évidemment le Joker ne sont qu’une toute petite partie des réjouissances qui vous attendent. Au scénario principal s’ajoutent également des missions secondaires qui mettront en scène d’autres personnages tels que l’Homme-Mystère ou bien encore Deadshot. Des heures de jeu en perspective !

Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s envole vers la Wii U

Ce qui frappe en premier (sans mauvais jeu de mot), c’est l’utilisation du Gamepad qui est un peu plus exploité que sur d’autres portages. Il vous servira à gérer vos gadgets et vos améliorations mais aussi à ouvrir votre base de données pour ceux qui souhaiteraient tout connaitre de l’univers. Vous pourrez également avoir votre carte sous la main sans avoir à passer par un écran de pause, tout comme vous pourrez utiliser le sonar pour détecter les ennemis alentours qui seront symbolisés par des points sur le gamepad. Tout cela se fait par une simple pression du doigt. A cela s’ajoute de petites interactions tactiles comme de toucher le gel explosif pour l’activer et détruire certains murs ou bien encore la possibilité de pirater des serrures informatiques en détectant des « nœuds » sur votre petit écran. Si vous utilisez le Batarang télécommandé, vous devrez passer sur l’écran du gamepad et pourrez le contrôler de deux façons différentes : soit avec la détection de mouvements intégrée dans la manette, soit avec les joysticks (qui sont beaucoup moins contraignants que de tenter de bouger sur 360° quand on est assis sur son canapé). Vous comprendrez donc que la manette Wii U est beaucoup plus sollicitée que sur d’autres jeux qui ne proposent qu’une malheureuse carte sur l’écran tactile.

En ce qui concerne les phases de combat contre les différents sous-fifres, vous aurez le choix entre vous cacher et utiliser les techniques « Predator » qui vous permettront de les mettre hors d’état de nuire en un seul coup, sans alerter leurs comparses, par une simple pression du bouton X au moment opportun, ou bien d’engager le combat direct. Je vous rassure, la maniabilité est très intuitive, et l’ont acquiert très rapidement les bases pour s’en sortir sans trop de difficultés. Il faut avouer en même temps qu’avec seulement deux boutons principaux pour se battre, Rocksteady prend le joueur par la main du début à la fin. Un bouton pour contrer, un bouton pour taper, et si vous possédez un petit brin de folie, vous pourriez appuyer sur le bouton L pour lancer rapidement un batarang sur un ennemi!!! J’exagère légèrement car il nous est possible de faire d’autres actions en combat, mais c’est tellement dispensable que l’on jouera le plus souvent avec les deux boutons principaux en délaissant régulièrement le reste.

Heureusement, les phases de combat contre les boss sont beaucoup plus variées. Le combat contre Salomon Grundy demande d’esquiver et de ruser là ou celui contre Mr. Freeze vous demandera d’être le plus silencieux possible et de l’attaquer sans être vu.

Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s envole vers la Wii U

Les combats ne sont pas la seule occupation que vous aurez. L’exploration d’Arkham City est indispensable et l’on peut dire que de ce point de vue, Rocksteady a fait du bon travail. Utiliser le grappin et ensuite la cape pour planer d’un immeuble à un autre donne un grand sentiment de liberté. Et si au début, la ville semble immense, l’on s’aperçoit bien vite que cette technique rétrécie considérablement l’environnement. Mais cela n’est pas gênant car il y a tellement d’actions à faire dans cette ville que vous ne vous ennuierez jamais. Il n’est pas rare de devoir se rendre dans un lieu précis pour la quête principale et de croiser sur son chemin une quête secondaire qui vous obligera à faire demi-tour. Et quand il sera minuit, que la fatigue commencera à tomber, vous vous apercevrez que vous n’avez pas avancé dans le scénario car vous avez été trop occupé à tenter de localiser ce cinglé sado masochiste au téléphone. Et tout cela s’intègre plutôt bien au scénario principal, bien que je conseille de le faire d’une seule traite pour en profiter au mieux et de revenir faire tout ce qui est secondaire ensuite.

Bien évidemment, les combats mais surtout l’exploration ne se feront pas sans quelques difficultés et vous aurez accès à divers équipements pour vous faciliter la tâche. Outre les différents batarangs (classiques, télécommandés, soniques), vous devrez aussi utiliser le gel explosif pour détruire certaines surfaces, le fusil lançant des décharges électriques pour sonner les ennemis ou ouvrir certaines portes, le cryptographe qui vous permet de pirater les boitiers électroniques, le brouilleur pour désactiver mines et mitrailleuses automatiques ou bien encore les grenades givrantes qui emprisonnent vos ennemis dans un bloc de glace et qui permettent de créer des plateformes pour traverser l’eau (puisque notre Batou ne sait pas nager!). Cet équipement peut-être améliorer (c’est même une obligation si vous souhaitez découvrir tous les secrets du jeu) en gagnant en niveau. Chaque niveau apporte un point qui peut-être dépenser dans une amélioration d’équipement. Meilleure armure pour mieux encaisser les coups ou les balles, décrypter les boitiers de loin, etc… Cette gestion sympathique s’avère cependant limitée mais presque indispensable pour terminer le jeu à 100%.

Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s envole vers la Wii U

Catwoman à également droit à ce traitement de faveur avec beaucoup moins d’améliorations, mais les phases de jeu ou elle est utilisée sont plus rares que celles de Batman. Cependant, elle reste agréable à jouer avec un différent de celui de notre héros en collants. Non seulement elle est utilisée comme une sorte de transition entre deux phases avec Batman (il y a quatre moments dans l’aventure où vous devrez la jouer) mais elle est également indispensable pour découvrir des secrets inaccessibles avec Batman. Si vous êtes amateur de fouet, la demoiselle est faite pour vous. On ressent la volonté de Rocksteady de différencier les deux personnages jouables de l’histoire, et c’est réussi!

Une maniabilité excellente, un scénario sympathique, mais qu’en est-il de l’immersion ? Sachez que les graphismes sont bons, très bons. Bien que sûrement en dessous de ce qu’est sûrement capable d’offrir la Wii U, Rocksteady nous offre des décors sombres, des ruelles qui nous laisse imaginer le pire niveau odeurs, des effets pyrotechniques convaincants, de jolis effets d’eau et de glace. Les personnages sont très bien modélisés avec cependant un petit bémol en ce qui concerne les costumes de Batman et Catwoman qui sont trop brillants à mon goût. Heureusement, une fois le jeu terminé, vous pourrez le recommencer en ayant le choix du costume, et vous pourrez ainsi sélectionner ceux des versions PS360 et Pc qui sont beaucoup plus es. Le ralentit qui a lieu dès que vous mettez K.O. le dernier ennemi d’un groupe permet d’apprécier d’autant plus l’esthétique des personnages. La caméra se place de façon à vous faire profiter de l’action au maximum. On aurait presque mal pour les ennemis quand ils volent sur plusieurs mètres après avoir reçu un coup de pieds dans le dos. Parfois, des problèmes de positionnement de l’angle de vue gâcherons le plaisir dans un endroit très étroit, mais rien de bien méchant.

Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s envole vers la Wii U

Qui dit immersion dit aussi bande-son. Sachez qu’elle est également excellente. Les musiques sont discrètes mais respectent l’univers de l’homme chauve-souris. Les fans ne seront pas dépaysés et ils apprécierons sûrement, alors que cela n’aura aucune incidence sur les autres joueurs moins coutumiers de cet univers. Et qu’en est-il du doublage ? La VF est plutôt sympa avec les voix des personnages déjà issues des séries animées (mention spéciale à celle du Joker vraiment géniale) mais également celle de Batman, le Pingouin ou bien encore de Robin. On peut féliciter la Warner d’avoir embauché les doubleurs officiels qui donnent une dimension encore plus familière aux aventures de Batman.

Si vous ne l’avez pas encore compris, ce Batman Arkham City n’est pas avare en contenu. Il faut compter une quinzaine d’heures pour boucler le scénario principal qui aura de quoi en surprendre plus d’un dans son final. Si vous êtes un acharné du 100% comme moi, rajoutez entre vingt et trente heures pour découvrir tous les petits secrets de l’Homme Mystère (trophées et énigmes) et boucler toutes les quêtes secondaires. A cela, ajoutez le partie+ qui vous permettra de recommencer le jeu avec une difficulté maximale tout en conservant tout l’équipement, les différents défis physiques de l’Homme Mystère vous obligeant à réaliser diverses actions (un mode de jeu à part entière), et le DLC inclus dans cette version Wii U qui est la suite directe du scénario (à faire bien évidemment après avoir bouclé la trame principale pour ne pas vous gâcher le plaisir). Bref, un investissement sur le long terme.

NOTES:

  • Scénario: 15/20
  • Gameplay: 18/20
  • Graphisme: 18/20
  • Bande-son: 17/20
  • Durée de vie: 19/20

NOTE GENERALE: 17/20

Points Forts:

  • La réalisation globale
  • La zone de jeu pleine de surprises
  • Un gameplay ultra complet
  • Riche en bonus
  • Les fan seront aux anges
  • La fin étonnante…

Points faibles:

  • … mais le reste du scénario est peu mémorable
  • Les costumes de nos deux héros
  • quelques temps de chargement un peu long
  • Le prix de la version Wii U pour un jeu de 2011

L’avis de Nadrak:

Batman Arkham City est aux jeux vidéos ce que la trilogie de Christopher Nolan est au cinéma. Complet, long, passionnant, ce jeu est à er dans les indispensables de la Wii U pour peu que vous n’y ayez jamais joué sur d’autres supports. A défaut d’avoir des jeux exclusifs sur la console de Nintendo, on se contentera de chefs d’œuvres dans ce genre là. Magistral.

Test de Batman: Arkham City Armored Edition, Quand Batou s envole vers la Wii U

Tu veux savoir d’où viennent ces cicatrices ? Mon père était un ivrogne… et un sadique ! Et, un soir alors qu’il est plus toc toc que d’habitude maman chope le couteau de cuisine. Il n’apprécie pas, il n’apprécie pas du tout. Ensuite… moi regardant, il lui enfonce le couteau dans un immense éclat de rire. Et il se tourne vers moi et il dit « Pourquoi cet air si sérieux ? ». Il s’approche avec sa lame. « Pourquoi cet air si sérieux ? ». Il m’enfonce la lame dans la bouche ! « Il faut mettre un petit sourire sur ce visage ! ». Et… pourquoi cet air si sérieux ?