Test Specs Ops: The Line, quand la guerre mène à la folie, quand la folie mène à la haine ... quand la haine mène à la mort.

Publié le 29 janvier 2013
Test Specs Ops: The Line, quand la guerre mène à la folie, quand la folie mène à la haine ... quand la haine mène à la mort.

Titre: Spec Ops: The Line

Editeur: 2K Games

Développeur: Yager

Genre: Action / Tir subjectif

Plateforme: PC, PS3, Xbox 360

Prix: 30€ neuf

Il y a des jeux comme ça qui nous surprenne alors qu’on n’en attend rien. La plupart du temps ce sont des licences nouvelles pleines de fraîcheur et d’envie. Je pense par exemple à Darksiders en 2010. En 2012 un jeu développé par Yager et édité par 2K Games s’est démarqué dans une période pas vraiment prolifique au très bon jeu, l’été. C’est donc le 29 juin 2012 qu’est arrivé Spec Ops : The line sur console et PC. Loin d’être très original, le travail d’écriture est lui presque parfait. Une bonne surprise, une grosse immersion, un excellent jeu … Spec Ops : The line a plus d’un atout dans sa poche !

Histoire de vous mettre dans le contexte, je vais commencer ce test par le scénario.

On incarne le capitaine Martin Walker, un vétéran de Kaboul plutôt réservé sur ce qu’il s’est là-bas, la mission ayant été un désastre psychologique.

Pour remettre Walker sur les rails, celui-ci est envoyé en mission de reconnaissance à Dubaï avec deux de ses coéquipiers, le Lieutenant Adams et le Sergent Lugo… Dubaï est devenu une ville fantôme à cause de nombreuses catastrophes climatiques. La cité pétrolière s’est transformée en dune du Pilat.

C’est donc confiant que Walker et ses trois amis partent sur Dubaï pour une mission simple : retrouver le Colonel John Konrad et son régiment, le 33e d’infanterie. Bien entendu rien ne va se passer comme prévu … de mal en pie Walker, Lugo et Adams vont se retrouver empêtré dans l’enfer pur et simple : la folie humaine. De mission sauvetage nous passons à mission de survie, pour le pire et exclusivement le pire.

Que dire, ce scénario enivrant, immersif, superbement écris, explosif. C’est un cocktail d’horreur et de guerre d’une excellence rare. On commence le jeu tranquillement pour s’en prendre plein la tête au bout d’une heure de jeu. Nous entrons dans une phase d’analyse sur la folie humaine, la guerre est synonyme d’horreur. Nous joueurs non militaires ne connaissons de guerres que ce que nous avons regardé, lu ou entendu. Spec Ops : The Line propose une expérience ou la folie et l’ambiance malsaine sont superbement travaillées. Loin des jeux de guerres habituels, nous vivons une histoire à part de tout ce que nous avons pu vivre auparavant. La guerre y est décrite comme jamais dans un jeu vidéo, seul un film a réussi à mettre la barre aussi haute : Apocalypse Now.

Test Specs Ops: The Line, quand la guerre mène à la folie, quand la folie mène à la haine ... quand la haine mène à la mort.

Ce scénario nous balance en peinture ce qu’est la guerre, rien n’est prévisible, chaque personnage peut péter un câble à n’importe quel moment. L’homme se fait la guerre depuis des milliers d’années, mais qu’est-ce qui sépare la guerre de la folie ? C’est ici le thème que nous propose Spec Ops, un thème maitrisé avec brio, avec talent, avec e. L’écriture est presque parfaite et les rebondissements assez nombreux et réussis pour choquer le joueur, le déboussoler lui aussi. Faire des choix ? Mais que faut-il faire, comment !? Et si je ne le fais pas ? … La folie va vous aussi vous emporter, soyez en certain (et pour des cas comme Linky la folie l’ayant déjà pris il vaut mieux qu’il évite de jouer à Spec Ops). L’émotion et le choc sont deux éléments très présents. Si vous souhaitez jouer à du jeu vidéo qui vous met mal grâce à son scénario et son univers alors Spec Ops : The Line sera votre prochain joujou.

On tient ici l’un des gros points forts du jeu. Inéluctablement le scénario fait partie des chefs-d’oeuvre que l’industrie du jeu vidéo nous a concocté. Ceci dit et malgré moi le gameplay n’est pas complètement en phase avec la qualité du scénario.

Spec Ops : the Line est un jeu de tir subjectif très ique que ce soit dans la rigidité des personnages, les armes, le dynamisme du jeu. Yager n’a rien inventé et d’ailleurs, contrairement à certains FPS, ils n’ont jamais dit qu’ils réinventaient un genre.

Linéarité, scripte, on se contente d’avancer, de se couvrir et de tirer. On arrive à ne jamais s’ennuyer grâce au changement de décor et à cet excellent scénario. Je parlais de couverture (M. et Mme Macouverturemegratte ont une fille comment s’appelle-t-elle ? Sandra … bref) et ce n’est pas pour rien. Si vous vous entêtez à faire le jeu à découvert alors vous ne ferez pas long feu. Il faudra alors avancer intelligemment et stratégiquement pour être cohérent dans l’action, de plus les munitions se font denrées rares, vous allez devoir être économe (ou pilleur en chopant les armes sur les cadavres des ennemis).

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Vos deux potes sont présents et vous aides pas mal ! Il sera possible de leur ordonner des actions, comme le fait de désigner un ennemi à abattre. L’IA des alliés est vraiment très bonne et vous serez d’une grande utilité lors des passages où les ennemis poussent comme de la mauvaise herbe.

Cependant l’IA de l’ennemi est également bonne, elle s’amuse parfois à contourner des obstacles pour mieux vous avoir dans le viseur, on retrouve un petit côté Halo Reach où l’on fait du cache-cache avec des Covenants.

Nous n’avons que très peu parlé des armes, c’est le moment de se lancer. Elles font dans l’efficacité et le diversifié. Spec Ops : The Line nous propose de jouer avec des fusils-mitrailleurs, fusils de précision, armes de poing etc … Ce n’est en rien étonnant mais toutes ces armes disposent de caractéristiques différentes telles que le temps de rechargement, le recul, la précision etc… De ce fait les sensations ressenties par le joueur se révèleront changées selon les armes. Il n’y a pas grand-chose à dire à propos de ce gameplay. C’est un jeu couloir plutôt linéaire, sans être exceptionnelle, les développeurs ont vu les choses de manière efficace, ni plus, ni moins.

Graphiquement le jeu s’en sort un peu mieux. Loin d’être au niveau des standards actuels (BO II :troll on: ) Spec Ops s’en sort avec les honneurs.

L’horreur est en totale contradiction avec les tours luxueuses, c’est une occasion parfaite pour se démarquer de la concurrence … ce qui n’est pas totalement réalisé. On est dépaysé mais jamais très impressionné. Spec Ops manque parfois de détails, les coulées de sable se faisant souvent par gros paquet, tout n’est pas bon. Outre des bugs de collisions, du clipping ou de l’aliasing parfois grossier, le jeu prône l’excellence dans l’esthétisme. Comme dit précédemment le fait de mener l’horreur à la richesse est une vraie opportunité pour réaliser un level design de bon niveau.

Test Specs Ops: The Line, quand la guerre mène à la folie, quand la folie mène à la haine ... quand la haine mène à la mort.

Nous sommes embarqués dans un univers chaud, remplis de sable et de rayon de soleil. On étoufferait presque de chaleur avec Walker grâce au design et aux teintes de couleurs (chaudes) de cet univers. Forcément ces couleurs jouent sur l’ambiance du soft, l’atmosphère devenant différente de scènes en scènes.

Spec Ops nous embarque dans des tempêtes de sable absolument magnifique. Les détails, les effets de particules mais aussi les effets de lumière, la technique sont assumés et réalisés de très belle manière. L’immersion, la sensation de chaleur, d’étouffement : tout ceci accentue le réalisme et l’effet psychologique du jeu. De plus certains décors peuvent être détruits, par exemple si plusieurs vitres bloquent le sable, faites les exploser et le sable viendra à vous. Tout ceci est dû à un moteur physique excellent.

Bien que Spec Ops soit parfois très bugé, la technique et le level design nous transportent dans une aventure pas comme les autres.

Je serais menteur de vous dire que la bande-son n’y contribue pas non plus. C’est rock, c’est dynamique et c’est en parfaite adéquation avec ce que l’on fait, rien que la musique du menu devrait vous faire frémir tout comme les doublages français intégral qui sont pour une fois de très bonne facture.

Les bruitages quant à eux sont proportionnels au gameplay : ique mais efficace.

Test Specs Ops: The Line, quand la guerre mène à la folie, quand la folie mène à la haine ... quand la haine mène à la mort.

Si vous me demandez en combien de temps le solo de Spec Ops : The Line se fait, alors je vous répondrais qu’en 8h de jeu intensif se sera plié. Je pense pour ma part que c’est le de jeu ou 8 heures sont entre le minimum et le maximum.

Ici nous vivons 8 heures intensives en émotion et il est difficile d’imaginer comment faire plus d’heures de jeux en ne perdant pas de cette tension psychologique, mais bon, après tout ça doit être faisable.

Bref 8 heures, c’est la moyenne des jeux de cette génération. On peut toujours espérer mieux. Ce soft présente un mode on-line mais celui-ci ne devrais vous tenir en haleine que quelques heures.

NOTES :

  • Graphisme : 16/20
  • Gameplay : 13/20
  • Scénario : 19/20
  • Bande son : 18/20
  • Durée de vie : 13/20

NOTE GENERALE : 18/20

Les plus :

  • une ambiance et un scénario de très haut vol
  • L’immersion du joueur
  • Une technique bien maitrisée

Les moins :

  • outre cette technique, trop de bug (clipping, bug de collision etc..)
  • Un gameplay unique

L’avis de Clyde :

Cet été est sorti un GRAND jeu, n’ayons pas peur des mots. Nous qui sommes souvent à la recherche d’émotion, Spec Ops : The line nous en propose à la pelle. C’est le genre de soft que l’on fait d’une traite cette immersion nous prenant et nous emmenant loin, très loin. Un jeu psychologique où l’on constate que la guerre amène la folie … et la folie amène la mort. Monsieur Lecteur, il est temps de prendre tes responsabilités : court l’acheter !

Test Specs Ops: The Line, quand la guerre mène à la folie, quand la folie mène à la haine ... quand la haine mène à la mort.

« Tuer pour son gouvernement est héroïque, tuer pour se divertir est anodin »