Zelda : 25 ans, et toujours au vert !

Publié le 19 décembre 2011

Non, je ne vais vous parler du sapin de Nowel et de ses lutins verts. Mais s’il y a bien un personnage qui se déguise en lutin depuis près de 25 ans et qui l’assume parfaitement, c’est bien celui-là. Oui, c’est possible ! Et ce personnage devenu mythique, tu l’auras deviné, c’est Link !

Eh oui, Link, Zelda, et tous leurs compagnons de jeu, ennemis ou pas, ont un quart de siècle d’existence ! Et pour marquer le coup, Ladhymia offre un super bel hommage à Link puisqu’elle lui a crayonné un super beau dessin, c’est pas gentil ça ?

Amity et Ladhymia offrent une licorne à Link pour remplacer Epona! T’es pas content Linkounet ?

Toute l’équipe de Geek O Féminin souhaite donc un joyeux anniversaire au jeu Zelda ! Car oui, comme vous l’imaginez bien, chez Geek O Féminin, on allait pas passer à côté d’un évènement pareil. Mais contrairement au 15ème anniversaire de Crash Bandicoot, je ne vais pas vous un article récapitulatif de tous les jeux Zelda, ce serait trop dommage et bien trop réducteur ! Non, au contraire, j’ai décidé de vous parler de mon ressenti de gameuse et de fan de la saga Zelda à la place.

Une histoire longue de 25 ans, et qui cartonne toujours

Zelda, ou plutôt The Legend of Zelda, tout le monde le sait, c’est une série de jeux-vidéos classés Action/Aventure produite par Nintendo et créée par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka. De sa première apparition sur console en 1986 sur Nes avec The Legend of Zelda à aujourd’hui avec le dernier opus fraîchement sorti : Skyward Sword. Quinze jeux se sont donc succédés et composent la saga.

Mais alors, quel est donc ce petit plus qui fait le charme et le succès de la série Zelda ? Qu’est-ce qui rend son univers si magique ? Pourquoi ce jeu suscite-t-il depuis 25 ans toujours autant de fascination du côté des gamers fans de longue date comme des nouveaux adeptes de la série ? En évoquant mon expérience de joueuse, fan de la saga, je vais tenter de répondre à toutes ces questions épineuses.

Zelda, un jeu culte !

Zelda, c’est le tout premier jeu que j’ai reçu en cadeau. Ma première expérience de gameuse se fit d’ailleurs avec Link’s Awakening, sorti sur GameBoy en 1993. Je devais avoir 7 ans, et mon père m’avait offert ce jeu, car paraît-il, le vendeur lui avait dit que c’était ce qui conviendrait le mieux à une petite fille. J’ai donc connu la version noir et blanc de ce jeu culte, réédité en couleurs par Nintendo en 1998.

J’avais personnellement adoré l’introduction du jeu, et sa musique si particulière. D’emblée, j’ai été embarquée dans cet univers magique, mélangeant  merveilleux et médiéval, qui correspondait beaucoup à l’univers des contes de preux chevaliers et de princesses que j’aimais tant. Zelda a donc éveillé ma curiosité en ce sens, et j’ai adoré parcourir cet univers qui se dévoilait petit à petit au fil de notre avancement dans le jeu, sur la carte. On passe de donjon en donjon, gagnant des items, récoltant des rubis et des armes sur l’île de Cocolint, afin de réveiller le Poisson-Rêve qui dort dans un oeuf au sommet d’une montagne. Dis comme ça, ça peut paraître étrange, mais le pire est que cela fonctionne, et que vous y croyez dur comme fer à cette quête ! J’ai également adoré la musique du thème créée par Minako Hamano, Kozuo Ishikawa, et Kazumi Totaka. D’ailleurs la musique de cet opus se diversifie des autres, ce qui lui donne un univers bien plus particulier encore.

Plus tard, j’ai pu jouer à A Link To The Past, sorti sur Super Nes en 1992. Et là,  la magie a encore une fois opéré sur moi. Je passais des heures à regarder jouer mon cousin, et ensuite, quand j’ai pu y jouer à mon tour, j’ai apprécié la magie qui colle au thème, la reprise du début qui s’opère par un réveil du héros, exactement comme dans Link’s Awakening, mais cette fois, on partait, comme le tout premier opus paru sur NES que je n’ai pas connu, en quête de la princesse Zelda. La musique de cet opus est aussi devenue culte et est encore composée par Koji Kondo.

Je crois que j’ai ressenti autant de plaisir à jouer, à incarner Link (roux dans cette version) que pour l’opus sur GameBoy. Pour moi, c’était merveilleux d’incarner un héros qui se balade de château en château et risque sa vie pour sauver une princesse qu’il connait à peine. Je pense qu’en fait, ces jeux éveillaient la part d’inconscient sommeillant plus ou moins en moi qui appréciais particulièrement les contes merveilleux, comme j’ai pu l’évoquer précédemment. Et puis incarner ce héros présent dans mon imaginaire d’enfant et lui donner vie était pour moi quelque chose de merveilleux justement, et très novateur.

Plus tard, la magie a continué avec les deux opus sur GameBoy Color : Oracle of Ages et Oracle of Season, mais surtout avec le fabuleux Ocarina of Time sur Nintendo 64, qui est pour moi, l’un des plus beaux Zelda jamais crée. Le design des personnages n’est pas forcément le plus beau, mais dans cet opus, on incarne Link à deux âges différents, on retrouve les mêmes personnages lorsque Link grandit, et surtout, on peut chevaucher Epona, la fidèle jument de Link, bonnet vert de lutin au vent. Ce jeu reste l’un des jeux Zelda les plus cultes qui soient de la saga, considéré comme l’apogée de la série des jeux.

Si je devais réaliser un top 5 de mes jeux Zelda préférés, ce serait :

  1. Ocarina of Time sur Nintendo 64
  2. A Link To The Past sur Super NES
  3. Link’s Awakening sur GameBoy
  4. Twilight Princess sur Wii
  5. Oracle of Ages/Oracle of Seasons sur Gameboy color

Honnêtement, je pense que si la série de jeu Zelda marche autant, c’est avant tout parce qu’elle évoque une part de merveilleux, mélangé à un univers médiévalo-fanstasy, qui fait appel à notre mémoire inconsciente collective de contes merveilleux de notre enfance.

De manière générale, on peut faire une comparaison entre l’engouement pour la série Zelda et la légende arthurienne. En tout cas, la médiéviste que je suis (outre la geekette), a envie de faire cette comparaison, dans le sens où si la légende arthurienne a tant perduré, c’est parce qu’elle fait partie de notre mémoire collective à tous, et qu’elle renvoie à des codes universels (chevaliers, fin amor, lutte du bien contre le mal). Pour la saga Zelda, on retrouve cet esprit renvoyant à notre imaginaire d’enfant, ainsi qu’à des codes déjà rencontrés ailleurs : Link est une sorte de chevalier humain aux oreilles d’elfes sauvant toujours le monde d’Hyrule et sa princesse, et c’est sans doute ce qui fait sa force. Ajoutons à cela des musiques sublimes et cet univers épique qui nous entraîne assez facilement. Pour moi Zelda est un jeu culte, et je me pencherai toujours avec autant de ferveur, d’attente, et de plaisir dans les futurs opus de la saga.

Et à l’occasion justement des 25 ans de Zelda, les membres de l’équipe de Geek O Féminin ont décidé de se joindre à moi pour vous raconter leur expérience concernant cette saga ! Je vous invite donc à revenir sur votre mag préféré un peu plus tard dans la journée)