Test Fahrenheit : Une claque, une vraie

Publié le 22 juin 2012

Titre: Fahrenheit

Développeur: Quantic Dream

Éditeur: Atari

Plateforme: PC, PS2, XBOX, XBOX 360 (Arcade)

Genre: Aventure

Prix: 9€ neuf

S’il y a bien un jeu qui m’a emballé ces derniers temps, je crois bien que c’est Fahrenheit. N’ayant pas la PS3 et adorant le concept d’Heavy Rain (que j’espère pouvoir faire un jour…), je me suis dis: quel jeu ancien ou pas peut bien ressembler à cette pépite. La réponse ne se fit pas attendre:

Fahrenheit sorti du même développeur français Quantic Dream, est d’une certaine façon un précurseur à Heavy Rain, lui ayant inculpé une nouvelle manière de jouer, de vivre plus une histoire que de jouer et d’être maître de cette histoire.
Je me suis donc procuré ce jeu, je l’ai fini et je fantasme du coup encore plus sur Heavy Rain, car je vous le dis: Fahrenheit m’a fait rêver. Passons au test de ce titre extra ordinaire.

Lucas Kane est un New-Yorkais comme les autres. Métro-boulot-dodo font partie intégrante de sa vie. On commence le début du jeu avec la narration de Lucas Kane, puis on arrive vers janvier, tempête de neige sur New York, dans un petit restaurant de la ville. Un homme à l’urinoir, notre personnage aux toilettes. S’entaillant les bras, il apparaît comme possédé. Il ouvre la porte se dirige lentement vers l’homme à l’urinoir…il prend alors le couteau et poignarde l’homme, tout innocent qu’il est. C’est à ce moment que l’on prend le contrôle du personnage, mais que faire? Cacher le corps, laver les traces de sang, cacher l’outil du meurtre, se laver les bras? Autant de possibilités que vous ne pouvez faire qu’en peu de temps…double caméra, un policier arrive vers les toilettes que faire? Partir loin! Vous sortez des toilettes, payez la note ou pas, courrez et la le policier ouvre la porte. Et c’est à ce moment là que l’univers de Fahrenheit nous transporte.

L’aventure ne se fera pas seul: vous incarnerez deux flics, Carla Valenti et Tyler Miles, à la recherche du tueur et cherchant des indices sur la scène de crime etc… L’aventure se vie plus qu’elle se joue. Le scénario s’enfonce vers le fantastique au fur et à mesure du jeu, mais j’ai vécu une aventure comme je l’ai rarement vécu dans mon histoire du jeu vidéo. Quand je pense aux scénarios qui me prennent les tripes, je pense à Fahrenheit et Deadly Premonition… Ce titre réserve beaucoup de surprise, ne restant jamais sur ses acquis, ne se répétant pas, un véritable film interactif. Le scénario s’imprègne de multiples influences comme Seven, Matrix ou encore Twin Peaks (ce qui expliquerai que j’adore Deadly Premonition également qui s’inspire largement de Twin Peaks). Le début du jeu prend son temps pour nous imprégner de son ambiance, pour ensuite nous emmener vers un côté plus fantastique (Mulder et Sculy ne sont par contre pas à vos trousses ^^), ou des combats à la Matrix prendront place pour nous en mettre plein la vue.

Le titre n’hésite pas à mettre de temps en temps le scénario de côté pour s’attarder sur la vie des trois personnages incarnés et j’adore vraiment ce côté la du jeu. Ensuite Fahrenheit prend un peu plus de vitesse, peut être même trop, car on aurait voulu faire continuer le plaisir. Mais rien à dire David Cage et son équipe on bien travaillé le sujet et nous on permit d’avoir plusieurs montées d’adrénaline. Point un peu moins positif concernant les graphismes, certes le jeu date de 2005, mais déjà à l’époque sur PC le jeu n’était pas terrible. C’est clair, Quantic Dream ne faisait pas la course aux polygones il y a 6 ans. Fahrenheit n’est pas un étalon de beauté, mais parvient tout de même à imprégner sa patte graphique, cela donne une identité au jeu. De plus celui-ci a bénéficié de l’utilisation de la motion Capture ce qui confère aux personnages des animations criant de vérité déjà à l’époque. Une impression de naturel s’évapore de cette motion capture, du tout bon et puis les expressions faciales sont des plus réelles. Vous en jugerez par ces photos les graphismes sont même plutôt laid, il manque parfois quelques détails, mais des efforts ont tout de même était fait et les graphismes ne choque donc pas en plein jeu. Puis dégage de ce point, un charisme impressionnant des personnages principaux et l’attachement qu’on porte aux personnages au fur et à mesure de l’histoire est tout de même conséquent. En bref des graphismes certes pas très beau mais, qui ont une identité et après tout c’est déjà beaucoup.

Parlons bande son, celle-ci est juste magique. La musique d’Angel o Badalamenti (que l’on peut retrouver dans les films de David Lynch, ou encore dans Twin Peaks) est tout simplement envoûtante. La bande son nous fais voyager tout autant que le scénario…les doublages français sont géniales et nous embarques dans une aventure passionnante, donnant plus de consistance aux jeux d’acteurs des personnages. On pourra écouter quelques musiques plus Rock de très bon goût en allumant une radio etc… C’est clairement l’un des points forts du jeu, les dialogues sont toujours juste. Bien des jeux devrais aujourd’hui prendre exemple d’un titre paru en 2005. Je parlerais du gameplay à la fin nous nous dirigeons donc tout droit vers la durée de vie. Sachez que le jeu à 4 fins possibles suivants les choix que vous faites à des moments précis de l’histoire. Un peu moins de 10 heures pour le finir, mais celui-ci dispose d’une grande rejouabilité pour découvrir tous les effets des choix que l’ont peut faire, car c’est vrai on ne peut pas faire le jeu 2 fois de la même façon, c’est quasi impossible..

C’est donc une bonne durée de vie que Quantic Dream nous offre, malgré une campagne trop courte à mon goût le taux de rejouabilité reste assez élevé. Voici le point principale de chaque jeu, le gameplay. Le titre accumule le bon est le moins bon (je tiens à préciser que j’y ai joué sur ordinateur portable avec un clavier et pas de souris, encore plus dur pour moi! Vous le comprendrez par la suite). Les déplacements ne paraissent pas toujours évidents, la caméra peut faire parfois défaut il faudra donc un temps d’adaptation pour ceux qui y ont joué sans PAD comme moi. Maintenant le jeu offre moult possibilités et comme dis précédemment on ne pourra pas le faire deux fois de la même façon à cause, ou plutôt grâce, à un système de dialogue intuitif qui ne nous permet pas de revenir en arrière sur nos choix.
En effet lors de discussions avec des personnages du jeu, on aura plusieurs possibilités de réponses en peu de temps, il faudra donc choisir rapidement et par rapport à la réponse donné la suite de l’aventure se modifiera petit à petit.

Il va falloir aussi se mettre à la recherche d’objet, mais vous n’êtes pas obligé de tous les trouver et cela influe également sur la suite de l’histoire. Par exemple doit on faire son lit pour cacher la trace de sang ou non, sachant qu’un policier vient de frapper à la porte et que si vous n’ouvrez pas c’est game over. Les interactions avec les objets peuvent faire baisser ou monter le taux de stress des personnages, qui est modifié selon la réponse choisis, l’action réalisés. Un taux de stress trop élevé peut vous dé crédibilisé devant la police etc… Autre point assez ingénieux, tout d’abord cela peut paraitre ique: contrôler un personnage et interagir avec tel ou tel objet, tel ou tel personne, le petit plus étant qu’il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton, mais il faut faire un certain mouvement avec la souris. Quand une action est possible on voit apparaître en haut de l’écran plusieurs symboles décrivant ce que l’on doit faire avec la souris. Par exemple un truc tout bête, pour ouvrir une porte il faudra tirer la souris vers le bas et dans le sens contraire pour la fermer, pour passer le balais il faudra faire un va et viens (on parle de jeu la ^^) avec la souris pour par exemple laver une tâche de sang.

Enfin bref, pour l’instant ce n’est que du bon, mais c’était sans compter sur leur méthode pour faire quelques scènes d’action. Et bien je fus le premier étonné de la difficulté de la chose. Deux cadres apparaissent sur l’écran, bleu, jaune ,vert et rouge. À l’aide du pavé numérique et des flèches il faudra appuyer sur les couleurs correspondantes au bon moment, en sachant qu’un raté fait perdre des vies…le concept pouvait être sympa, mais certaines scènes sont beaucoup trop longues et difficiles, ce qui fera que l’on recommencera certain niveau avec un désespoir naissant. De plus, on rate pas mal de jolies scènes à la Matrix, nos yeux étant concentré sur les couleurs affichés à l’écran…

Quand il y aura des actions physiques, il faudra appuyer rapidement entre flèche gauche et flèche droite, ce qui a le mérite d’être aussi épuisant que ce que fait le personnage à l’écran. Je finis sur ces mots et je passe tout de suite aux notes

NOTES:

  • Graphismes: 13/20
  • Gameplay: 16/20
  • Bande son: 19/20
  • Scénario: 18/20
  • Durée de vie: 16/20

NOTE GENERALE: 18/20

Les plus:

  • Quelle VF ! Impressionnant
  • des musiques juste superbes
  • une ambiance et une identité
  • un scénario qui prend aux tripes
  • personnages charismatiques
  • 4 fins
  • le système de dialogue

Les moins:

  • des graphismes déjà très moyens à l’époque
  • une campagne trop courte à mon goût
  • système QTE complètement barré
  • quelques problèmes de caméra

Conclusion:

Pas exempts de reproches dans le gameplay et les graphismes, Fahrenheit reste tout de même un diamant brut que je conseille vivement…Plus que du jeu vidéo c’est un jeu/film interactif qui prend littéralement aux tripes. Avis aux amateurs

« Au mauvais endroit, au mauvais moment «