Test Darksiders 2 ou comment la mort va devenir votre meilleure amie

Publié le 3 février 2013

  • Titre: Darksiders 2
  • Editeur: THQ
  • Développeur: Vigil Games
  • Prix: 30€ neuf
  • Genre: Action / Aventure: Jeu de rôle
  • Plateformes: Wii U, Xbox 360, PS3, PC

En règle générale, les nouvelles licences qui essayent de copier, au moins dans leur fonctionnement, la célèbre licence de Nintendo souffrent de la comparaison avec l’originale. On a souvent entendu ou lu que Darksiders 2 est un « Zelda-like », mais dire cela serait vraiment réducteur et un manque de considération pour le studio Vigil Games qui nous livre ici une excellente expérience pour tout joueur aimant l’aventure et l’action. Voyons cela plus en détails.

Pour commencer, sachez qu’il n’est pas nécessaire d’avoir joué au premier épisode pour apprécier Darksiders 2 (et il ne faut malheureusement pas espérer le voir arriver sur WiiU). Il n’y a pas de cinématique d’introduction quand vous lancer la partie, mais une succession de dessins avec une voix off vous expliquant ce qu’il s’est passé dans Darksiders premier du nom. Nous apprenons que War, personnage principal du jeu original, se retrouve accusé de l’annihilation pure et simple de l’humanité et qu’il doit être jugé. Or, l’un de ses frères, Death, ne l’entend pas de cette oreille et il va donc tout faire pour prouver son innocence et trouver le véritable coupable. C’est là que le joueur va intervenir. A travers une succession de lieux très différents, Death va devoir affronter une tonne d’ennemis, plus ou moins puissants, qui essaieront de contrecarrer ses projets.

Le scénario n’est pas transcendant, et vous n’aurez aucune surprise à son sujet. Disons le clairement, l’histoire n’est qu’un prétexte pour partir à l’aventure en compagnie d’un cavalier très charismatique. Et oui, Death a la e. C’est un ancien Néphilim, démon de son état, à qui il a été donné, tout comme les trois autres cavaliers, un pouvoir très puissant. Un héros torturé, partagé entre ses devoirs (sauver l’humanité pour innocenter War) et ses remords (la destruction des Néphilims qui étaient aussi ses frères). Il est intéressant de voir que Death n’est pas vu comme un ennemi par la plupart des pnj. Il est en quelque sorte nécessaire pour préserver l’équilibre entre le bien et le mal.

Pour réussir dans ses différentes obligations, Death dispose de toute une panoplie de mouvements ainsi que d’un arsenal d’armes et d’équipements impressionnants. Il peut courir, sauter, nager, grimper ou courir sur les murs. Ces phases de plates-formes vous feront d’ailleurs fortement penser au « Prince Of Persia » d’Ubisoft. Certains passages vous obligeront à bien observer les lieux, pour ne pas manquer un endroit ou vous pourriez grimper, pour récupérer des objets de quêtes secondaires ou des armes légendaires. En plus de cela, Death disposera de quatre techniques différentes à récupérer dans différents donjons (le pistolet, un grappin, le pouvoir de se dédoubler, et celui de se téléporter à travers des portails)et qui lui permettront de passer sans encombre des énigmes en plus de vous faire revenir dans des lieux déjà visités pour récupérer des objets manquants.

Les phases de combats ne sont pas pour autant oubliées. Ces dernières sont intenses, parfois tendues si vous n’avez pas prévu suffisamment de potions pour vous soigner. Les monstres peuvent être très nombreux à l’écran et le système de visée ainsi que l’esquive deviendront vite instinctifs pour survivre. Un autre point très important du gameplay de Darksiders 2 est son côté RPG. Death gagne en niveau et devient plus puissant au fur et à mesure de votre progression, tout comme il récupère de l’équipement parfois (souvent?) abusé sur des monstres basiques ou dans des coffres. Les faux (armes principales du personnage) et les armes secondaires (haches, masses, armes de pugilats, lances) sont ramassées à la pelle tout comme les épaulettes, torses, gants, bottes et amulettes.

Vous avez également la possibilité de sacrifier certaines pièces pour en améliorer d’autres (anecdotique voir inutile au vu de la puissance des objets ramassés). Pour personnaliser d’avantage Death, Vigil Game à également intégrer un « arbre de talent » me faisant fortement penser au mmorpg « World of Warcraft » de Blizzard (sans égaler le jeu en ligne). L’une des branches vous apportera des techniques plutôt physiques alors que la deuxième fera de vous un bon nécromancien capable de lancer des goules ou des corbeaux. Ces techniques consommant de l’énergie que Death acquiert en frappant les ennemis, mais également en buvant la potion adaptée.

Toutes ces actions sont réalisables grâce au gamepad de la Wii U, mais demande une gymnastique du regard et des doigts pas toujours facile dans l’intensité du combat (il est possible de les mettre en raccourci sur la croix directionnelle). Mais au final, vous frapperez bien plus souvent à coup de faux et d’arme secondaire. Vous l’aurez compris, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer entre les acrobaties, la découverte, les combats et la gestion de Death.

Et si vous souhaiter faire une pause, vous pourrez toujours apprécier le travail des graphistes de Vigil Games. N’imaginez pas que les environnements sont sombres car ce n’est pas toujours le cas. Le début du jeu (qui fait office de tutoriel) vous fera visiter une montagne abritant une forteresse recouverte de glace. A la suite de cela, l’aventure vous emmènera sur quatre cartes plus ou moins grandes avec de grosses différences d’ambiances entre elles.

Graphiquement, le soft est plutôt joli mais vous aurez peut-être une impression de « déjà vu » en faisant certains donjons, qui sont très différents dans leur cheminements, mais pas dans les textures utilisées, avec toujours ces mêmes pierres et seulement un changement dans les effets de lumière (bleutés dans le donjon de l’eau, rougeoyants dans la forge). Heureusement, cela n’entache en rien le plaisir de découvrir les lieux et énigmes concoctés (qui ne sont jamais violentes pour vos méninges).

La bande son s’adapte au différents environnements et les différents thèmes musicaux accompagnent parfaitement votre exploration. Des musiques d’ambiances, qui ne resteront pas dans les mémoires mais qui collent très bien dans le contexte du soft. Les différents bruitages sont convaincants comme le cliquetis des armes ou bien encore la désintégration des ennemis vaincus partant dans une gerbe de flamme et de sang.

Avec tout ça, il vous faudra une vingtaine d’heures pour terminer Darksiders 2 en ligne droite. Si vous souhaitez le terminer à 100%, il vous faudra terminer toutes les quêtes secondaires, récupérer les pages du livre des mort, détruire des cristaux, récupérer des reliques, trouver toutes les armes légendaires et là, on arrive facilement à jouer une cinquantaine d’heure. Si vous avez la volonté de récupérer toutes les armes légendaires, il vous faudra recommencer la partie une deuxième fois en « partie + » et faire l’arène nommée Tribularium quand vous aurez atteint le niveau 30 sans oublier de faire le DLC déjà intégré dans la galette.

Notes:

  • Scénario: 15/20
  • Gameplay: 17/20
  • Graphismes: 17/20
  • Bande-son: 16/20
  • Durée de vie: 17/20

Note Générale: 16/20

Points forts:

  • Un héros charismatique
  • Plate-forme, action, aventure et rpg dans un seul jeu!
  • Graphismes
  • Des lieux immenses
  • Les combats
  • La difficulté
  • Les boss gigantesques
  • Les quêtes secondaires
  • Le Wii U gamepad qui permet de gérer Death et la carte

Points faibles:

  • Quelques problèmes de caméra
  • Un scénario pas suffisamment présent
  • La fin décevante

Avis de Nadrak:

Darksiders 2 fait partie de ces jeux qu’on aura du mal à oublier. L’aventure est longue et plaisante et l’on s’aperçoit que Vigil Game à produit un excellent travail pour le rendre agréable sur tous les plans. Long, intense, c’est un petit bijou d’aventure qui n’a pas à rougir devant la concurrence, bien au contraire, il faut espérer que cette dernière s’en inspire.

“La vie s’amuse… la mort fait le ménage”

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