Test Assassin’s Creed 3: un indien dans la ville

Publié le 11 janvier 2013

  • Titre: Assassin’s Creed 3
  • Éditeur: Ubisoft
  • Développeur: Ubisoft Montreal
  • Genre: Action / Aventure
  • Plateforme: 360, Wii U, PS3, PC
  • Prix: 60€ neuf

Qui ne connaît pas la licence à succès d’Ubisoft ? Si vous avez passé cette dernière décennie à préparer la fin du monde dans un bunker, c’est compréhensible. Laissez moi vous remettre à jour. Cette série vidéo ludique retrace la guerre millénaire que se livrent Assassins et Templiers. Notre héros n’est autre que Desmond Miles, assassin américain vivant en 2012. Les quatre premiers opus relataient l’épopée des assassins tentant de contrecarrer les plans de domination du monde de leurs ennemis de toujours.

Après un Assassin’s Creed Révélation laissant un arrière goût de travail inachevé, voyons ce que nous propose ce nouvel opus en provenance des Studios d’Ubisoft Montréal.

Tout d’abord le synopsis de base. Desmond et son équipe ont retrouvé la trace d’un temple datant de ceux-qui-étaient-là-avant. De fait ils ont encore un espoir de vaincre leurs ennemis de toujours. En parallèle à cela, Desmond retourne dans l’Animus pour revivre les souvenirs de son ancêtre Amérindien, Connor Kenway.

Cet assassin vécu durant la révolution Américaine et eut un rôle très important. C’est pour venger son clan que le jeune Ratohnhaketon (son vrai nom en indien dans le texte), devient assassin. Voila pour le synopsis de base. Un scénario assez recherché tout en étant bien encré dans le contexte historique.

Nous suivons donc l’entraînement de Connor ainsi que sa quête vengeresse. Le fait de prendre part à la guerre d’indépendance et de foutre sur la gueule à ces abrutis de tuniques rouges est un réel plaisir. De plus nous devons prendre part au développement du domaine, notre repère. Le scénario est hyper immersif malgré un début de jeu qui « traîne en longueur », mais je ne spoilerais pas.

Un scénario assez complet qui, comme un diesel met un peu de temps à démarrer, mais c’est pour le bien du Gamer, afin qu’il ne soit pas perdu. De plus l’autre reproche que je ferais n’est autre que l’absence de la confrérie dans le scénario. Aussi bien dans les aventures d’Altaïr que celles de notre noble Ezio, la confrérie était au cœur de l’intrigue, ici elle n’est qu’à peine évoquée. Tel est le principal reproche que je ferais au scénario d’Assassins Creed 3.

Passons maintenant au Gameplay. Ce nouvel opus est fort d’un nouveau moteur graphique nommé Anvil Next qui permet d’afficher 2000 PNJ simultanément à l’écran et d’intégrer des changements météorologiques tels la neige ou la pluie par exemple. De plus le temps et l’expérience ont permis à Ubisoft Montréal de sélectionner les éléments de Gameplay nécessaires à ce jeu. Nous pouvons citer les QTE lors d’affrontement avec des ours ou des lynx, sans oublier les loups. Il est également possible d’ajouter une autre possibilité apportée par AnvilNext, permettant au joueur de passer par les fenêtres afin de traverser les bâtiments, très pratique lors des courses poursuites.

Sans parler du moteur graphique, d’autres nouveautés ont été ajoutées. Je pense à l’arc, qui remplace l’arbalète et qui nous donne un sentiment de puissance face aux ennemis. La dague-corde est elle aussi une des nouveautés appréciable dans ce nouvel opus. Elle permet d’attirer à nous les adversaires. De plus utilisée depuis un arbre ou une poutre elle permet de pendre son opposant, ce qui est jouissif en soi.

De plus Connor étant un indien, il a appris à chasser. De fait, les animaux qu’il tue peuvent être dépecés, cela permet d’étoffer l’inventaire de notre héros et de revendre des objets afin de gagner de l’argent.

Autre modification du Gameplay : Ubisoft a conserver le système de développement d’un village. En l’occurrence, il s’agit du domaine Davenport, fief de notre assassin. Nous avons donc droit à des missions afin de développer notre village et améliorer les compétences des résidents, donnant ainsi le droit à de nouveaux objets, tels le double-étui ou un générateur électromagnétique.

Les batailles navales sont un autre ajout. En effet Ratohnhaketon possède son propre navire baptisé l’Aquilla. Ce faisant, il se servira de son fier bateau afin de poursuivre sa guerre contre les Templiers sur les mers. Cette nouveauté en apparence peu reliée aux aventures d’un assassin, se révèle être un ajout de poids qui, en plus d’ajouter de la durée de vie, ajoute une dimension épique au jeu ainsi qu’un vent de nouveauté sur cette licence de légende(pour moi en tout cas).

Passons aux graphismes. Bien évidemment le moteur graphique ayant changé, il est important de noter une amélioration des graphismes, mais changer pour pire n’est pas utile, c’est pour ça que je ne m’attarderais pas sur les caractéristiques techniques de ce moteur plus que nécessaire.

Je vais tout d’abord vous parler des décors. Un seul mot : Magnifique. Nous pouvons nous balader dans Boston et New York ainsi que nous déplacer à travers l’importante et dangereuse forêt qui sépare ces deux cités. Sans oublier bien sur, la mer des caraïbes sur laquelle nous naviguons de temps à autres.

En ce qui concerne le Design des personnages, il faut noter et applaudir le travail recherche effectuer par le studio. Les matériaux, l’architecture, les couleurs sont fidèles à ce qui se faisait à l’époque. Nous repérons les différents camps grâce à la tenue, ce qui évite de s’attaquer à certaines personnes que l’on ne désire pas affronter. (Sauf si on joue à ma façon et on tue tous le monde). Ce dernier opus d’Assassin’s Creed possède cependant un grand défaut niveau graphismes, la tête de Desmond à encore changée !

Mis à part cela, les graphismes sont magnifiques, les changements climatiques sont bien pensés et les animaux et autres autochtones sont d’un réalisme frappant(surtout les ours et autres prédateurs qui sont frappant en réalité).

Notons aussi que les décors et tous l’aspect visuel se rapportant à la culture Amérindienne ont été réalisé avec l’aide de spécialiste de cette culture.

Après ce bref aperçu des nouveautés gaphiques, je vais vous parler de la bande son !

Un seul mot : EPIC ! Lorsque Connor est dans son village, il parle dans la langue de son clan. Merci d’avoir respecté la réalité et ne pas l’avoir fait parler anglais dès le début.

Pour ce qui est des dialogues notons qu’il y a de la recherche et heureusement. Un petit problème subvient cependant, le manque de réparti de notre héros. Attention, micro-spoil :

Lors d’une situation désespérée, notre amérindien favori se jette dans la mêlée. Son allié lui dit qu’il échouera. Notre héros revient et relance un assaut suicidaire. Son partenaire lui annonce donc qu’il assistera à son enterrement. Seule réponse de Connor : vous vous excuserez quand je reviendrais.

De plus mis à part ce moment, Connor à tendance à laisser parler ses poings plutôt que son cerveau.

En ce qui concerne les dialogues rien ne c’est révélé vraiment surprenant, quelques petites surprises par ci par là et c’est tout. Bien évidemment les dialogues font références à la révolution américaine et à deux trois autres événements d’importance, ce qui facilite l’immersion.

Les musiques du jeu sont quant à elles magnifiques, comme à chaque fois dans un Assassin’s Creed. (OK je ne suis peut être pas objectif, mais en tout cas moi j’adore). On ressent le travail du compositeur qui a sans doute cherché à créer une musique à l’image du jeu : alliant modernité et ancienneté. Pari réussi.

Une autre caractéristique de la bande son concerne les doublages animaliers. Une réussite magistrale, que l’on peut saluer.

Passons maintenant à la durée de vie. Comptez 20 heures pour finir l’histoire et rajoutez en 3h à 4h pour les quêtes annexes. Durée de vie honorable donc. De plus si vous vous sentez l’âme d’un compétiteur vous pouvez essayer de vous synchroniser à 100%, ce qui peut prendre un peu de temps. Ajoutez encore à cela le mode multijoueur et vous pouvez jouer au moins 60heures à ce nouvel opus d’Assassin’s Creed.

Notes:

  • Scénario: 17/20
  • Gameplay: 16/20
  • Graphismes:16/20
  • Bande-son: 18/20
  • Durée de vie: 16/20

Note Générale: 17/20

Points Forts: 

  • Nouveau héros
  • Nouveau Gameplay
  • Changement météorologiques
  • Univers plus vaste et plus vivant
  • Scénario immersif
  • batailles navales

Points faibles:

  • Quasi absence de la confrérie
  • Début un peu trop long

L’avis de Cerberus:

Assassin’s Creed 3 est le vent de nouveauté dont avait besoin la saga d’Ubisoft. Après un Assassin’s Creed Révélations qui ne répondait pas à toutes les attentes des joueurs, Ubisoft met un coup de collier monumental et relance la série sur de nouvelles bases. Grâce à cela la saga vidéo-ludique confirme son statut d’incontournable du jeu vidéo et se démarque d’autres licences qui passent leur temps à se foutre de la gueule des Gamers.

« -Avant les Assassins se battaient pour une cause bien plus noble que la Liberté.

-Laquelle ?

-La paix. »

Trailer:


0 commentaire sur “Test Assassin’s Creed 3: un indien dans la ville

    Nadrak

    (12 janvier 2013 - 21 h 56 min)

    Un bon test qui va à l’essentiel. Je ne connaissait pas cette série avant AC3.Je tiens à ajouter qu’il y a malgré tout quelques bugs (collision, affichage) mais qu’ils sont inhérents à un jeu de
    cette envergure et les temps de chargement sont un poil long. L’immensitée du monde qui est ouvert est bluffante. Personnellement, 60 heures est le temps passé sur le jeu solo uniquement en le
    finissant à 100%. Un jeu à conseiller aux amateurs d’histoire, de jeux d’aventures, d’actions mais aussi à tous les autres.

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