Test Dragon Age 2: Une déception pour les fans, un bon jeu pour pour les autres

Publié le 5 avril 2012

Titre: Dragon Age II

Editeur: Electronic Arts

Développeur: Bioware

Plateformes: Xbox 360, PS3, PC

Genre: Jeu de rôle

Pegi: 18 ans

Dragon Age 2 a été attendu avec ardeur par les fans de l’opus précédent sorti tout droit des studios de Bioware, j’ai nommé Dragon Age Origins. Une perle dans le domaine des jeux de rôles, Dragon age Origins a logiquement laissé derrière lui de grands espoirs au sujet de son petit frère. Dragon Age 2 a-t-il réussi à tenir le rang de son aîné ? C’est ce que nous allons voir.

Test Dragon Age 2: Une déception pour les fans, un bon jeu pour pour les autres

Je tiens tout d’abord à expliquer mon ressenti personnel sur ce jeu. Ayant adoré Origins, pour de multiples raisons, j’ai donc placé de grands espoirs sur Dragon Age 2 pour continuer sur la même voie que son prédécesseur. Quelle désillusion. Voulant continuer sur un jeu axé stratégie, plongé dans un scénario épique, corroboré de doublages français aussi immersifs que le Costa Concordia, je me suis retrouvé avec un jeu qui ne paye pas de mine (en tout cas de prime abord). Fini les combats réfléchis, avec une réelle tactique. Vous voici avec une équipe de bourrins, qui s’amuse à dégommer ennemis et monstres à la chaîne. Pour exemple, le mage, qui dans mon esprit est censé rester à distance, lançant des sorts nécessitants un certain temps d’incantation, se retrouve converti en moine Shaolin, allant combattre au corps à corps à coups de bâton ! Les voleurs sautent partout, même les Power Rangers n’en font pas autant. Les guerriers sont capables de résister à une dizaine d’ennemis sur eux en même temps, enfin bref, il est fini le temps de la stratégie et de la prudence, un ennemi ? Cramez-lui la tronche !

Bref, abordons maintenant le sujet des graphismes. Autant le dire tout de suite, le jeu a été développé à l’arrache par Bioware (Quel studio Bioware ? Sûrement pas le même que celui de Dragon Age Origins!) à cause des pressions d’EA, le jeu est pour ainsi dire à peine plus beau qu’Origins.

Bien que les visages et expressions faciales soient maintenant plus travaillées et somme toute plus réalistes, que la ville principale, Kirkwall, soit visuellement jolie et bien réalisée, le reste, que ce soit environnements ou monstres, est fade. Mention spéciale à l’engeance, ennemi principal d’Origins, qui a encore une petite place dans cet opus.

En effet, elle est tellement RIDICULE que ça discrédite la franchise tout entière ! Elle était totalement épique dans le 1er opus, et là, ce qui se fait passer pour des engeances n’est rien que d’autre qu’un mélange de singes mutants et de Joker ! Seuls les ogres gardent leur dignité. Après, il est vrai que les sorts et autres effets de combats sont assez sympa à regarder mais ont tendance à ralentir légèrement la console lors des effets de zone ou lorsque il y a trop d’ennemis en même temps.

Pour en revenir aux environnements, on se sent étouffés dans les 4 types d’environnements principaux qui reviennent beaucoup trop : La côte près de la mer, les cavernes qui possèdent presque les mêmes structures, la montagne/plaine, et les environnements urbains. En effet on retrouvera tout le long du jeu ces lieux servis à toutes les sauces, ce qui devient vite dérangeant. On notera aussi tout un tas de clippings et autres aliasings.

Parlons maintenant du scénario. Au début du jeu, on vous propose de choisir les événements qui se sont déroulés dans Dragon Age Origins, ou d’importer votre sauvegarde (ce que je n’ai pas fait en raison d’une contamination de DD ! Merci qui ? Merci Clyde ! xD). Les scénarios proposés d’office sont assez caricaturaux et ne représentent absolument pas les choix que j’ai faits au cours d’Origins.

Vous n’avez pas la possibilité de choisir votre race, Hawke est humain d’office. Vous pouvez en revanche choisir homme/femme et parmi 3 es, voleur, guerrier et mage. Le jeu commence avec Varric, un nain et une chercheuse de la Chantrie qui l’interroge.

Le jeu se déroule donc sur les souvenirs du nain qui raconte ce qui s’est passé avant d’en arriver là.

Les événements du début se déroulent en parallèle avec ceux d’Origins, c’est-à-dire après la défaite d’Ostagar, nos héros fuient Lothering qui est attaqué par l’Enclin (au passage, au moment où cela se déroule dans Origins, l’engeance est parfaitement normale, alors qu’au même moment dans Dragon Age 2 elle est transformée en cette espèce de pseudo ennemi ridicule. P’tet une faille dans l’espace-temps qui aurait entrainé ainsi une modification dans le…) Enfin bref, vous fuyez les ennemis, vous vous battez et rencontrez Flemeth, la sorcière des terres sauvages (que je me passerai de commenter, vous avez qu’à comparer celle d’Origins avec celle du 2 ^^) qui se transforme en dragon (d’ailleurs, c’est là un des seuls dragons que l’on croise lors du jeu) et vous fait passer les rangs ennemis pour vous permettre d’arriver à destination : Kirkwall.

Après avoir réussi à entrer dans la ville, vous devrez récolter de l’argent pour partir en expédition dans les tréfonds (L’Archidémon a été vaincu à ce moment du jeu).

Au travers de multiples quêtes, vous verrez le scénario se mettre en place et vous plonger dans le sombre quotidien de cette ville contrôlée par les templiers, eux-même commandés par l’impitoyable chevalier Capitaine Mérédith. L’histoire, bien qu’assez bien ficelée, avec une longue mise en place de la réelle intrigue du jeu qui se dévoile peu à peu et qui laisse, comme dans la plupart des jeux BioWare, la possibilité au joueur de faire ses propres choix pour influer sur le cours du jeu, ce qui se révèle bien sympathique, est moins épique et immersif que celui de son grand frère, avec une histoire un peu moins fantaisiste (quoique vers la fin…) Le scénario reste tout de même l’un des points forts du jeu, on pourra blâmer comme on veut les graphismes ou le système de combat sur lequel je reviendrai après, mais le scénario est bien ficelé, immersif et sombre, moins épique que son aîné mais on s’en satisfait bien.

Niveau gameplay, comme je le disais au début, vous allez être aux commandes d’une équipe de bourrins. En effet, la principale action que vous aurez à faire est d’appuyer à répétition sur la touche d’attaque auto et d’ajouter quand vous le pouvez un sort ou une attaque spéciale. Et c’est à peu près tout. Le menu radial qui met le jeu en pause est toujours là mais n’a plus la même utilité qu’avant en raison de la facilité des combats. Vous pouvez toujours prendre le contrôle des autres membres de votre équipe, mais niveau tactique celle-ci se retrouve complètement inutile. Un petit point décevant, vous ne pouvez plus changer l’armure de vos coéquipiers, seules les armes et ceinture/bagues sont changeables.

À chaque niveau vous gagnez 3 points d’attribut, que vous devez répartir entre plusieurs possibilités pour augmenter votre puissance, résistance, etc… et vous gagnez aussi un point de talent, permettant de débloquer un sort ou une attaque ou une capacité passive dans un des arbres de talents. Une fois niveau 7, vous gagnez un point de spécialisation, donc plus besoin de s’embêter à chercher comment se spécialiser, vous n’avez qu’à choisir la spécialisation qui vous plaît le plus. Elle n’est accessible qu’à votre personnage, les autres ont un arbre spécifique avec des talents en fonction de s’ils sont amis ou rivaux avec vous. Vous gagnez un 2e point de spécialisation niveau 14 pour accéder à votre 2e choix. On notera également le système de trajets, qui ne donne pas la possibilité de parcourir soi-même différents lieux pour arriver à destination en se contentant d’instaurer un système de déplacements rapides, ce qui ne fait que renforcer la sensation d’absence de liberté déjà présente à cause des environnements.

La bande-son s’en sort bien, avec à sa tête le même compositeur que pour Origins, les musiques sont immersives mais moins épiques, ce qui colle assez bien avec le scénario lui aussi moins épique. Les bruitages sont assez bien réalisés. Vous n’avez plus la possibilité de dialoguer avec vos compagnons comme c’était le cas dans l’opus précédent. Au passage, les doublages français sont très décevants comparés aux excellents doublages d’Origins, notamment la voix du narrateur…

Pour ce qui est de la durée de vie, j’ai mis 23h à faire le jeu en mode normal, en faisant quand même pas mal de quêtes secondaires, mais bien sûr pas toutes, elles deviennent un peu répétitives à la longue. Bien sûr vous pouvez rejouer pour changer vos choix, votre e, etc, faire toutes les quêtes secondaires, faire les DLC, etc… Justement sur ce point-là, un truc que je trouve complètement nul : quand vous avez fini le jeu, vous pouvez charger votre partie après la fin du jeu. Vous vous retrouvez dans votre maison en robe de chambre et pour sortir de la maison il faut acheter des DLC ! Donc dès que vous avez fini le jeu vous ne pouvez plus rejouer votre partie, ce qui était déjà le cas de souvenir dans Origins.

NOTES :

Graphismes : 13/20

Bande-Son : 16/20

Durée de vie : 16/20

Gameplay : 14/20

Scénario : 16/20

NOTE GENERALE : 15/20

Les plus : Un scénario accrocheur

-Des musiques sympa et immersives

-Une bonne durée de vie

-La rejouabilité

-Les combats (Ouverture du jeu à plus de monde par la simplification)

Les moins : Les graphismes

Les combats (Plus de stratégie, on bourrine encore et toujours)

Les doublages

Conclusion: Dragon age 2 est à la fois une déception et une réussite. Le digne successeur de Dragon Age Origins ? Certainement pas. Un bon jeu ? Oui. Vous êtes fans de Origins, faites ce jeu comme si ce n’était pas la suite. Vous ne connaissiez pas Origins et aimez les jeux de rôles ? Alors n’hésitez pas ! On espère maintenant que Dragon Age 3 qui est en développement, ne sera pas baclé

et qu’il reviendra peut-être plus dans l’esprit de l’aîné !

Et pour finir, comme dans Origins, un clin d’oeil au Seigneur des Anneaux :

Varric (en combat) : Un de plus pour le nain ! Hawke, vous en avez eu combien ?