Test The Elder Scrolls V: Skyrim

Publié le 13 mai 2012

Test The Elder Scrolls V: Skyrim

Titre: The Elder Scrolls V : Skyrim

Développeur: Bethesda Softworks

Editeur: Bethesda Softworks

Pegi: 18

Catégorie: Jeu de rôle

Support: Xbox 360 (version testée)

PC et PS3

Levons le camp vers de lointaines contrées, vers ces montagnes si hautes que le ciel les borde de son drap bleu, eh oui vous l’avez compris, nous nous rendons en Bordeciel pour voir ce que Skyrim a dans le ventre !

Skyrim n’est autre que le 5e de la très bonne série des Elder Scrolls, dont le précédant volet a été élu jeu de l’année en 2006, Oblivion. Et donc il y a eu beaucoup d’attentes quand au dernier bébé de Bethesda, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a pas été déçu, loin de là !

Nous retrouvons une des particularités de la série, la vue à la 1ere personne, et que dire à part que c’est simplement super ! Ce point de vue offre une immersion encore plus grande qu’elle ne l’est déjà, rajoutant au passage une sensation de mouvement et d’action prononcé, comparé à la vue à la 3e personne, bien présente, mais qui je pense ne séduira personne du fait de la rigidité du personnage dans ce point de vue. Il faut savoir donc que Skyrim, tout en étant un RPG, ne nécessite aucune tactique (ou très peu, du genre réfléchir avant d’engager un combat en sous nombre) pour les combats en eux même, bien sûr il faut gérer sorts et armes tout au long du combat, mais mis à part ça c’est le côté vif qui est mis en avant. Votre personnage, que vous ne verrez pas en jouant a la 1ere personne bien entendu, est personnalisable au début de jeu. Pas question de ne changer que la coiffure ou la couleur des yeux, non, ici vous commencez par choisir parmi les innombrables races proposée, puis, armé de votre manette transformée en pinceau, vous vous mettez dans la peau de Leonardo Da Vinci (plus e en italien vous trouvez pas ?) et vous façonnez votre personnage selon votre bon vouloir, toujours plus près de la réalité, vous dressez le portrait de celui ou celle qui deviendra enfant de dragon.

Enfin bref, j’y ai passé plus de 15 minutes à personnaliser le mien, plein de possibilités, c’est en soi un petit détail, mais cela renforce la sensation d’immersion en donnant la sensation de s’approprier le personnage encore un peu plus. Et c’est donc à travers les yeux de votre chef d’œuvre que vous parcourrez les immenses contrées glaciales et splendides de Bordeciel tout au long de votre aventure.

Profitons en donc pour aborder les graphismes, qui ne peuvent être qualifiés, sur le plan général, de magnifiques ! Les paysages sont pour certains à couper le souffle, les environnements sont superbement travaillés, on s’y croirait presque. C’est vrai que de près, les textures peuvent être parfois un peu faiblardes, mais la beauté des vastes étendues enneigées vous fera vite oublier ces petits manquements! Pour ce qui est du skin du personnage, les armures et autres armes présentent de jolies apparences, parfois très travaillés et dans lesquelles ont se sent totalement surpuissant ! Les personnages sont affublés de visages aux expressions somme toute bien travaillées bien que parfois pas forcément appropriées.

Si les graphismes sont un point important d’un jeu, ils ne sont pas à privilégier, et c’est donc pour cela que nous enchaînons sur la suite (phrase de transition : OK)

Test The Elder Scrolls V: Skyrim

Le gameplay. Si l’on devait qualifier ce point en un mot : Richesse. Le jeu propose différentes possibilités en si grand nombre qu’on ne sait plus ou donner de la tête, que ce soit pour l’artisanat, les quêtes secondaires, les différentes factions et groupes, les talents et autres sorts, wouah ! Dans Oblivion, et les autres volets, vous deviez choisir une e qui imposait quelques contraintes dans votre façon de jouer pour monter de niveau, en effet vous deviez monter au maximum les capacités correspondant à votre e, un exemple simplifié, si vous étiez guerrier, pour monter de niveau vous deviez augmenter la force, l’endurance, la maîtrise de telle ou telle arme. C’était certes un élément prépondérant du gameplay, mais, en alliant simplicité et tout en conservant un minimum de difficulté, ce système a été remplacé par un système assez ique d’expérience gagnée en tuant des monstres et accomplissant des quêtes pour vous permettre de passer au niveau supérieur.

Une fois au niveau supérieur, vous devez choisir d’améliorer un des 3 attributs suivants : Santé, Magie et Energie, tous 3 étant plus ou moins adaptés à telle ou telle e. Vous accédez au menu des talents présenté sous forme de multiples constellations correspondant à diverses capacités, Destruction, Arme à 2 mains, Archerie, Forgeage, Marchandage, Alchimie etc… En utilisant des sorts vous augmenterez votre niveau de destruction, en utilisant des armes lourdes vous augmenterez votre niveau en arme 2 Mains, et ainsi de suite. Vous devrez avoir un certain niveau dans l’attribut que vous voulez améliorer (Ex : Requis : 30 en Armes à 2 mains).

Vous vous servirez de vos 2 mains pour choisir votre de jeu, sort et une épée, bouclier et épée à une main, arme à 2 mains, arc…En tenant compte de tous les choix de placement pour vos points de spécialisation, vous aurez énormément de possibilités de combinaison, qui présenteront toutes avantages et défauts. Ce sont donc de très diverses approches du jeu qui s’offrent à vous, et ça, ce n’est que pour la façon de combattre ! Vous remarquerez rapidement que ce jeu à pour ambition de vous laisser une immense liberté, au diable les couloirs droits et sans issus, allégories des FPS modernes ! Cette liberté se traduit par un choix total de l’ordre dans lequel vous souhaitez avancer : Quête principale, nombreuses quêtes secondaires, parmi lesquelles l’opposition Sombrage-Impériaux (Les nordiques vaincront ! Gloire à Ulfric!). Vous pouvez très bien par exemple avancer le strict minimum la quête principale puis vous consacrer entièrement aux quêtes secondaires comprises dans des organisations qui ont une histoire, un mode opératoire particulier et donc des quêtes variées et attractives, du fait qu’elle ne sont pas proposées comme ça, sans but ni raison.

Parmi ces organisations, on en trouve pour tous les goûts, que ce soit les Compagnons, ordre de guerriers barbares et respectés, la guilde des Voleurs, qui comme son nom l’indique a des activités quelque peu crapuleuses, mais c’est ça qu’on aime, ou encore la Confrérie Noire, et bien d’autres séries de quêtes, variées et nombreuses. Skyrim, c’est du bourrinage, du farming intensif de quêtes et d’équipement, mais pas que ! L’artisanat est lui aussi présent, et vous aidera à bourriner encore plus, ce qui n’est donc pas à négliger ! Parlons de la forge, qui consiste à créer et améliorer armes et armures, et qui s’améliore par la compétence forgeage. Cet arbre de compétences se divise en plusieurs branches, et autant dire qu’il y en a pour tous les goûts. Que ce soit armures légères, armures lourdes, armures elfiques ou armures dwemer, vous trouverez votre bonheur, soyez en convaincus ! Bien sûr, la forge n’est pas la seule compétence d’artisanat. Il y a l’enchantement, qui consiste donc à renforcer votre équipement par la magie (tel que +10 dégâts de givre sur une arme, 50 charges, au bout de 50 coups il sera nécessaire de renouveler l’enchantement), ces 2 compétences sont donc dans la partie optimisation de l’équipement. Il vous reste donc l’alchimie, qui vous permet de fabriquer des potions ainsi que des poisons mortels, utile en combat et donc indispensable.

Test The Elder Scrolls V: Skyrim

Revenons à des choses que l’on qualifiera d’anecdotiques comparées à celles citées précédemment. La carte de bordeciel, qui représente les paysages en 3D, et qui je trouve se révèle pas très pratique à l’usage. Depuis cette carte vous pouvez utiliser la fonction voyage rapide vers une ville déjà visitée, ce qui s’avère relativement pratique en raison de l’immensité de la carte. Bien sûr, les déplacements à cheval rendent le voyage plus court, et vous pouvez faire un voyage rapide vers une ville inconnue en utilisant le transport par charrette, mais c’est un peu dommage car les paysages sont toujours un plaisir à parcourir. Le gestionnaire des objets, tout en restant simple, a été modifié par rapport au précédent volet et se retrouve pas forcément très pratique, avec tout le bazar rassemblé dans l’onglet tout, allez vous y retrouver. Les sous onglets sont tout de même bienvenus. Le système de poids est toujours présent et constitue bien sûr un élément Roleplay, parce que se promener avec 1 tonne d’armes et armures (CF le nain de Naheulbeuk) c’est pas le top du top !

Et on continue, avec maintenant le scénario. Ce point n’est pas facile à aborder, car les quêtes secondaires peuvent se révéler aussi intéressantes que la quête principale. Justement, cette quête principale. Les dragons, disparus depuis longtemps en bordeciel, reviennent sous le joug d’Alduin le Destructeur, et vous, vous êtes celui/celle qui est prédestiné pour renvoyer ces créatures mythiques de là où elles viennent. Vous êtes Dovahkiin, l’enfant de dragon en draconique, et vous possédez la faculté de comprendre le langage des dragons et d’utiliser leurs cris. Vous apprendrez à maîtriser ce donc tout au long de l’aventure, grâce au savoir des Grisebarbes et de leur énigmatique maître. Sommairement, le but de la quête est donc d’apprendre à utiliser la langue des dragons pour mettre fin aux desseins d’Alduin. Bien sûr, celle ci est bien plus agrémentée que ça, mais je vous laisserai découvrir de vous même. La quête se révèle donc intéressante, immersive et parfois accompagnée de rebondissement, sans être non plus extrêmement poussée, elle reste assez travaillée pour être digne de ce jeu. Mais pendant qu’Alduin aspire à réduire les Nordiques en esclavages, les humains continues leurs incessantes querelles et conflits : en effet, le Jarl Ulfric Sombrage a tué le Haut Roi de Bordeciel et mène l’insurrection Nordique contre les Impériaux afin de rendre cette terre froide et blanche au peuple barbare et guerrier du Nord !

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Vous aurez donc la possibilité de choisir si vous voulez défendre les couleurs d’un Bordeciel Nordique ou si vous voulez protéger la présence des impériaux dans cette rude contrée, ou si vous voulez rester neutre. Au travers de quêtes, disons le, assez répétitives consistant à asseoir votre domination sur les villes phares de Bordeciel en attaquant forts ennemis et même au travers de siège de villes entières, vous porterez les idéaux de votre camp au sommet de bordeciel. Les quêtes secondaires sont pour certaines tellement travaillées qu’elles méritent leur place dans le terme de scénario. En effet l’aventure Skyrim ne s’arrête pas après la fin de la quête principale, car les séries de quêtes, les quêtes secondaires générées aléatoirement, ce qui vous force à revenir à certains endroits afin de voir si il y en a de nouvelles et toutes les pacotilles qui vous procureront du plaisir à jouer sont bonnes à prendre. Vous trouverez tout au long de votre aventure des livres réellement bien travaillés et vraiment intéressants à lire, contenant des récits de personnes ou l’histoire de tel ou tel lieu. Encore un plus non négligeable pour ce jeu !

Dans un RPG, l’ambiance sonore est primordiale. Autant le dire d’emblée, les thèmes composés pour Skyrim sont totalement épiques ! Le thème principal, joué à l’écran titre, vous met directement dans le bain, et autant dire qu’on est pas déçus, qu’on est submergés par une telle musique, chantée par un choeur dans le langage draconique sur une musique ô combien immersive et épique. Bien sûr, les musiques bien que constituant une grosse part de la bande son, les doublages français réussis y contribuent aussi, ainsi que les bruitages divers et variés, l’ambiance sonore des villes et autres chemins. En bref, un vrai coup de cœur sur les musiques !

Test The Elder Scrolls V: Skyrim

Qu’en est-il de la durée de vie ? Eh bien il faut un strict minimum de 30h (imaginez, 6 fois la durée de vie d’un COD, et ce pour moins cher!:troll 🙂 pour oser dire qu’on a fini le jeu, et encore, c’est bien faiblard 30h. En effet, des dizaines et des dizaines d’heures de jeu s’offrent à vous, que ce soit pour finir un maximum de quêtes secondaires, obtenir l’équipement que vous désirez, monter vos compétences au maximum dans le but de massacrer les trolls des glaces, trouver tous les cris de dragons, explorer la carte de fonds en combles, c’est une durée de vie extensible et à rallonge que nous propose ici le 5e opus de la série des Elder Scrolls. Les plus ferus d’entre nous pourrons y passer des centaines d’heures, dans l’unique but de battre leur nombre d’heures à pokém… non, je m’égare.

NOTES:

  • Graphismes : 18/20
  • Gameplay : 19/20
  • Scénario : 18/20
  • Bande-Son : 19/20
  • Durée de vie : 19/20

NOTE GENERALE: 19/20

Les plus:

  • Des graphismes dans l’ensemble très soignés
  • Une bande son complètement épique
  • Un gameplay infiniment riche
  • Une liberté extrême
  • Des quêtes secondaires super immersives
  • La vue à la 1ère personne
  • Une durée de vie énorme

Les moins:

  • Textures faiblardes de près
  • Une simplification qui ne plaira pas à tout le monde

Conclusion:

Une perle dans le monde vidéoludique, Skyrim se doit d’être joué par n’importe quel fan un tant soi peu averti de jeux vidéos. Proche de la perfection (Parfait pour un certain magazine lui ayant attribué la note de 100/100), il est dans la lignée de ses aînés et n’a pas déçu malgré les attentes et espérances qui pesaient sur lui.

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« L’Enfant de dragon arrive

Hourra ! Notre héraut a un coeur de guerrier !

Je vous le dis, je vous le dis, l’Enfant de dragon arrive !

Avec, dans la Voix, le pouvoir de l’ancien art nordique.

Croyez-moi, croyez-moi, l’Enfant de dragon arrive.

C’est la fin du mal, de tous les ennemis de Bordeciel.

Attention, attention, l’Enfant de dragon arrive.

Car les ténèbres s’enfuient et la légende ne cesse d’enfler.

Vous saurez, vous saurez quand l’Enfant de dragon sera là. »