The Division : on a testé la bêta

Publié le 2 février 2016

Alors que la bêta fermée de Tom Clancy’s The Division ferme ses portes, je tenais à vous parler de mon expérience de jeu (très positive !).

The Division : on a testé la bêta

Tout d’abord, parlons un peu de tout ce qui entoure ce fameux jeu d’Ubisoft. Annoncé pendant l’E3 2013 (oui ça commence à faire), Tom Clancy’s The Division fait une grosse impression. Shooter tactique aux influences RPG dans un New-York dévasté par une maladie je dis oui.  Les premiers trailers nous montrent une ville en plein hiver, avec des rues sans dessus dessous, des effets de neige magnifiques, et surtout un gameplay/une interface qui vendent du rêve.

Le moteur graphique SnowDrop permettrait donc de gérer des changements climatiques, des effets de lumière très poussés, et surtout… la neige.

On déchante malheureusement très vite en mai 2014, avec un report jusqu’à 2015, puis au premier trimestre 2016. Un jeu qui subit des longueurs de développement n’est jamais totalement ce qu’on en pensait au début. Que donne la bêta du coup ?

Replaçons les choses  dans leur contexte : un groupe terroriste répand un virus en plein Black Friday, par le biais des billets de banque. Ca créée une panique épouvantable, qui fait littéralement s’effondrer New York. Vous incarnez un agent dormant de la Division, qui reçoit ses ordres d’activation pour aider les forces gouvernementales à reprendre la ville, qui nage dans le chaos le plus total.

Nous avons donc un Third Person Shooter mâtiné d’influences RPG et un monde ouvert type MMO. Je n’ai jamais vraiment accroché à aucun univers (ni World of Warcraft, ni Runescape, ni Eve Online n’ont réussi à me séduire). The Division a pour lui cet aspect techno-thriller moderne qui me parle beaucoup plus. On évolue dans un New York qu’on connait, pas dans une contrée mystique peuplée de créatures chelou. Du coup je me suis pris au jeu, et ai passé une bonne dizaine d’heure sur la bêta.

The Division et les hoodies pare-balles

Etre un agent dormant de la Division, c’est être quelqu’un de normal. Pas d’uniforme tapageur, ni d’équipement, il ne faut pas attirer l’attention sur vous jusqu’à votre activation. Votre personnage porte donc un hoodie, une veste et des vêtements normaux, plus son sac à dos et une sorte d’équipement holographique très pratique.

Votre première mission est d’établir un camp de base dans un des districts de la ville. Pour ce faire, aider les gardes de sécurité à défendre l’endroit contre une attaque, puis aller sauver une doctoresse qui débloquera l’aile médicale de la base. Rien de très insurmontable jusque là. La base est apparemment divisée en plusieurs zones (infirmerie, atelier de crafting, zone de sécurité….). Chacune de ces zones peut être améliorée grâce à des matériaux que vous trouverez en vous baladant, ou en accomplissant certaines missions. Tout ça vous permettra d’améliorer vos capacités, votre équipement et vos skills. Ces fameux skills qui peuvent s’adapter à votre groupe et aux menaces auxquelles vous faites face (on peut les changer en plein combat).

Passé cette première étape, différentes missions vous seront débloquées, allant du sauvetage d’otages à l’activation de serveurs recueillant des infos sur le virus et à l’assassinat de boss. Vous pourrez ramasser du loot grâce à ces événements, mais auss via des petites missions aléatoires.

Une dernière chose, et pas des moindres: la Dark Zone. C’est un quartier particulier de New York où l’épidémie s’est déclarée en premier. De ce fait, les forces de l’ordre et les militaires l’ont rapidement abandonnée, laissant des objets plutôt intéressants. C’est la zone PVP du jeu, où les joueurs peuvent s’allier pour faire tomber un donjon, ou alors, plus sournoisement, attaquer d’autres joueurs et leur voler leur loot. Si jamais vous ouvrez le feu sur des joueurs, vous êtes déclaré « Rogue » pendant une certaine période de temps. Les autres joueurs vous voient de loin, votre nom et vos stats apparaissent en rouge, et vous devenez l’homme/la femme à abattre. Si jamais vous arrivez malgré tout à survivre, vous gagnerez beaucoup d’expérience, et de Dark Zone money (des dollars contaminés utilisables seulement dans cette zone).

« Hé mais cette bande là-bas, c’est pas eux qui nous ont défoncé au dernier spawn ? »

Si le mode solo vous permet de progresser le long d’une intrigue assez bateau (trouver ceci, ramasser cela), The Division a une carte vraiment grande. Je ne compte pas les kilomètres que je me suis tapé pour aller d’un point A à un point B (bon j’avoue, j’avais pas trouvé le système de fast travel), et pourtant j’ai apprécié chaque moment passé à crapahuter dans New York. Les environnements sont superbes, soumis à différents changements climatiques (blizzard, grand soleil) et les rues sont dignes d’une zone de guerre: voitures explosées, déchets partout par-terre, cadavres, PNJ qui se traînent lamentablement dans ce joyeux bordel… c’est vraiment prenant.

Au niveau du gameplay en soi, rien de très révolutionnaire. Le menu général est vraiment superbe (étant un mordu de technologie, je veux absolument ce type d’équipement holo), mais également très mal optimisé (est-ce dû à un portage console to PC un peu bâclé ?). Difficile de naviguer dedans, compliqué à comprendre… C’est pas forcément le gros plus de cette bêta.

Mais on obtient quand même des superbes effets avec, notamment les ECHOES. Ce sont des restes de feed de caméra de surveillance et de plein d’autres choses, qui donnent des scènes comme si on y était. Votre équipement compile le tout et vous retranscrit la scène sous forme d’hologramme plus ou moins interactif.  On peut donc enquêter, et trouver des indices qui nous auraient échappés autrement…

On s’équipe avec de l’armement moderne comme des SCAR-H, des ACR, un Mosin-Nagant, différentes variantes d’AR-15….(différentes catégories d’armes: fusil d’assaut, fusil à pompe, fusil de précision, pistolet, LMG….) qui influeront votre de jeu. Chaque arme est customisable avec du matériel que vous trouverez dans la ville (red dot, viseurs holo, poignées tactiques, silencieux…. c’est très vaste).

Le mode PVE dans cette DarkZone a été une expérience en demi-teinte pour moi et mon camarade d’ActuJV. On se baladait à deux, tapant sur les PNJs qui traînent, tuant l’éventuel Rogue qui passe dans le coin, quand soudain une bande de quatre joueurs allemands surgit, nous démontent en quelques minutes et nous vole notre loot honnêtement acquis. Ok, ça peut arriver. Sauf que, vingt minutes plus tard, rebelote, on recroise cette même bande, qui est systématiquement Rogue et attendant les joueurs qui veulent extraire leur matériel. Il faudra pas moins d’une dizaine de joueurs pour les acculer dans une rue et finalement les tuer. Tout ça pour qu’ils recommencent encore une fois respawnés.

L’anti-jeu est présent dans tous les jeux qui gèrent des zones PvP, j’espère que ça sera pris en compte avant la sortie finale.
The Division est une excellente expérience bêta qui annonce un jeu très intéressant !
J’ai adoré me balader dans ce New York détruit, en pleine reconstruction. L’ambiance (tant graphique que sonore) vous propulse totalement dans cette lutte de pouvoir désespérée avec un thème malheureusement très actuel (le terrorisme).

Contribuer à restaurer l’ordre dans la Grosse Pomme est un excellent passe-temps, auquel, je l’espère, vous pourrez vous adonner si cette rumeur de bêta ouverte se concrétise (du 16 au 21 février).

Prévu pour le 8 mars 2016 sur toutes les plate-formes, Tom Clancy’s The Division risque fort de plaire !
Les Cleaners sont une des factions de The Division qui pensent pouvoir nettoyer l’épidémie au lance-flammes. Subtil, je sais.