Test Monster Hunter 3 Ultimate: il y a le bon chasseur et il y a les autres.

Publié le 20 mars 2013

Titre: Monster Hunter 3 Ultimate

Editeur: Capcom

Développeur: Capcom

Prix: 50€

Genre: Jeu de rôle / Action

Plateforme: Wii U / 3DS

Capcom, la société célèbre grâce à des licences telles que la saga Resident Evil ou bien encore Street Fighter nous fait l’honneur de nous sortir sur WiiU le premier jeu estampillé de leur logo. Capcom étant passé maître dans l’art de pomper jusqu’à la moelle ses licences, rien d’étonnant de voir arriver sur la nouvelle console de Nintendo un remake, celui de Monster Hunter Tri sorti sur Wii en avril 2010… Mais ne jetons pas la pierre à ce jeu et voyons ce que cette nouvelle mouture à dans le ventre. Que vous soyez un nouveau joueur ou un puissant guerrier connaissant déjà le jeu sur Wii, suivez le test pour avoir les réponses à vos questions.

Vous êtes un jeune chasseur qui n’a pas encore eu la possibilité de faire ses preuves. Mais dors et déjà, le village Moga, situé entre forêt et mer a besoin de vous. Ce village a en effet deux soucis à régler. Le premier, et pas des moindres, est qu’un Lagiacrus, grande créature reptilienne d’une trentaine de mètre, à élu domicile dans l’océan. Il est extrêmement dangereux et attaque les bateaux de pêcheurs du village. A cela s’ajoute des tremblements de terre de plus en plus violents qui mettent à rude épreuve la vie locale. Hors, votre premier but sera de vaincre le Léviathan aquatique et peut-être trouverez vous en chemin une explication à ces séismes. Mais avant de vous frotter à la créature aquatique, il vous faudra reconstruire votre camp de base détruit lors de ce fameux séisme avec l’aide des villageois. Quand cette tâche sera accomplie, vous devrez accepter les quêtes que vous donnera la guilde des chasseurs. Cela vous permettra de vous faire un nom, mais également de l’argent sans oublier la récolte de matières premières indispensables à la confection de nouveaux équipements toujours plus puissants. Equipements indispensables car ils sont les seuls éléments vous permettant d’aller occire des monstres toujours plus gros et dangereux.

Vous l’aurez compris, pas vraiment de scénario dans ce jeu, (qui est le même que la version Wii) mais un bon prétexte pour partir à la chasse aux grosses bébêtes. Mais affronter les monstres n’est pas la seule occupation et vous devrez également remplir des quêtes données par la jeune fille en rouge au village Moga. Elle est le lien entre vous et la guilde des chasseurs. Les quêtes ainsi confiées vous feront voyager. Et si au début, la seule offre de quête concerne la cueillette de champignons dans la forêt Moga, vos objectifs deviendront de plus en plus difficiles et vous feront voir du pays. Désert, marais, montagne, volcan ne sont que quelques uns des lieux que vous devrez visiter pour mettre des fessés aux méchantes créatures qui infestent ces environnements et tout cela en temps limité (si vous dépassez le temps imparti, vous recommencerez). Pour leur mettre une déculotté, vous devrez profiter de vos visites en ces différents lieux pour récupérer les ressources utiles au village et les éléments qui permettront de forger de bien meilleures armes et armures (en général dépecer sur le corps de vos monstrueuses victimes).

Dès qu’une quête sera terminée (cueillette, pêche, chasse, capture) vous devrez retourner au village pour mettre à profit les objets récupérés et ainsi améliorer votre équipement. Et un premier problème se pose, le principe du jeu lui-même finalement, la rengaine du soft. Si vous n’êtes pas préparé à ce genre bien particulier, je peux vous assurer que vous n’irez pas dégommer les 72 monstres prévues dans la galette. Une quête terminée, nous revoilà au village pour améliorer l’équipement (si l’on possède les éléments pour l’améliorer) et l’on repart aussitôt faire la prochaine quête. Voilà, je viens de le dire, vous êtes prévenu, ce jeu ne s’adresse pas à tout le monde. Sans vouloir être péjoratif, il s’adresse à une élite de joueurs n’ayant pas peur de « farmer » les monstres pendant des heures, et cela dans le seul but de reforger cette foutue épée. Autrement dit, s’équiper plus pour aller plus loin. Hors, si vous n’êtes pas un acharné au point de tuer plusieurs fois le même monstre dans le seul but de récupérer son cuir, je vous conseil de passer votre chemin.

Si vous êtes toujours intéressé par ce jeu, sachez que Capcom à mis à notre disposition tout un arsenal. Douze types d’armes seront disponibles pour trucider la faune : épée et bouclier, épée deux mains, katana, double lame, lance, masse, fusarbalète, arc, morpho-hache… Mention spéciale à l’arme ayant l’apparence d’une lance mais faisant office de cornemuse permettant d’apposer des avantages (buffs) sur son personnage et ses amis si l’on est en multi-joueurs. Sachez cependant que chaque arme change le gameplay parfois de façon radicale. Vous souhaitez jouer à distance, utilisez un fusarbalète ou un arc. Vous serez plus mobile qu’avec une épée deux mains, moins enclin à recevoir des coups, mais vous ferez aussi beaucoup moins de dégâts. Capcom en ajoutant d’autres familles d’armes sur cette version à par conséquent ajouté tout autant de gameplay différents. A vous de trouver ce qui vous conviens le mieux. Mais sachez que quelque soit l’arme, il vous faudra un certain temps d’adaptation pour la maitriser. Une fois votre arme de prédilection trouvée (ce qui peut demander quelques heures) vous n’aurez à cœur que de l’améliorer pour détruire les futures monstruosités qui vous attendent. Mais les armes ne sont pas le seul moyen de tuer, et il faut aussi un minimum de jouabilité. Si le personnage répond au quart de tour, il faut également savoir que c’est une maniabilité très rigide qui nous est proposée. Il n’est pas rare qu’en souhaitant frapper un animal, vous vous retrouviez à taper sur le sol car cette bestiole n’a pas voulu rester sur place pendant trois secondes, le temps nécessaire pour charger le coup avec votre épée et cela peut donc rapidement s’avérer frustrant.

Heureusement, Capcom dans sa grande générosité à penser à intégrer un lock qui était absent dans la version de 2010. Ne vous attendez pas à un système équivalent à Zelda : Ocarina of Time, car c’est surtout une façon de recentrer la caméra sur votre cible par pression sur la touche « L ». Malgré ce rajout, vous devrez toujours anticiper ces mouvements. Le gamepad s’utilise de la même façon que le combo Wimote/Nunchuk avec l’écran en plus mais ce dernier apporte bien peu de nouveautés. Il peut afficher la carte, un raccourci pour faire appel à vos deux compagnons qui vous aide pendant les combats (les chakalakas) ou encore gérer l’inventaire. Bref, rien de très folichon et il n’est pas impensable que le joueur préfèrera utiliser la manette basique. Il faudra au joueur beaucoup de patience pour réussir à assimiler toutes les commandes et profiter pleinement du jeu, surtout que Capcom n’aide pas vraiment le joueur avec leur manque d’explications claires.

Après avoir assimilé tous les avantages et inconvénients liés à la maniabilité, un jeu fantastique vous attend. Entre les éléments à récolter pour améliorer l’équipement, les 425 quêtes sans les mis à jour de contenu déjà prévues et les 72 monstres à tuer, vous devrez vous attendre à jouer entre 300 et 400 heures. Mais ce n’est pas tout, car pour peu que vous ayez dans votre entourage des personnes ayant une 3DS et la version Monster Hunter 3D, vous aurez la possibilité de jouer ensemble chacun sur votre console. Petit bémol en ce qui concerne les monstres sur ce gameplay multi-joueurs asymétrique, puisque vous verrez toujours votre compagnon taper dans le vide (les consoles gèrent les emplacements des créatures de façon autonomes et ne sont pas reliées entre elles pour cela). Seul les boss sont considérés par les deux consoles en même temps (et heureusement si vous voulez établir un minimum de stratégie). Et si vous n’avez personne pour jouer à vos côtés, vous pourrez essayer le mode en ligne à quatre joueurs. Et c’est en très grande partie grâce à ce mode de jeu que MH3U vaut le détour. Le multi en ligne ajoute une valeur ajoutée non négligeable et pourrait faire passer la durée de vie du mode solo pour faible. Le multi-joueurs en ligne pourrait presque rendre dépendant tellement il est accrocheur. Un vrai MMORPG en puissance même si l’on n’atteint pas la qualité d’un Guild Wars 2 ou d’un WoW dans la profondeur. En bonus, le micro vous permettra de parler avec vos amis pour peu que vous soyez de la même nationalité. Bref, Capcom a fait en sorte que la durée de vie de son logiciel soit à peu prêt équivalente à la durée de vie de tous les jeux de la WiiU mit bout à bout (j’exagère… quoique).

On peut donc légitimement se demander si les graphismes sont à la hauteur de la durée de vie titanesque qui s’offre à nous et ainsi éviter les brûlures profondes de la rétine. Soyons franc, ce n’est pas franchement une réussite. Le jeu n’est pas laid, loin de là, les monstres sont très bien modélisés et les décors naturels assez sympas à regarder. Mais en dehors de cela, la première approche sur le jeu nous fait craindre le pire. En effet, le premier contact avec le jeu se traduit par la création de son personnage et il n’y a aucune amélioration depuis la version Wii. Les options de personnalisations sont très pauvres: son sexe, sa voix, une dizaine de visages, des coupes de cheveux étranges, un seul modèle de barbe… et c’est tout. Si c’était beau, il pourrait être possible de faire abstraction du choix restreint, mais les avatars sont très laids et l’impression que la haute définition n’est pas appliquée à son personnage est présente. Après la création de son top modèle, on s’aperçoit bien vite que la HD est présente sur la nouvelle version et… c’est tout. Toujours aucune amélioration depuis la version Wii, et il y a toujours un peu de flou dans les décors.

Passer ne serait-ce que 300 heures sur un jeu qui a des graphismes Wii (en omettant la HD), passe encore, car la qualité d’un jeu ne se juge pas uniquement à son contenant, mais nous servir une police d’écriture aussi illisible dans un rpg est insupportable. Les dialogues apparaissent dans une petite fenêtre en bas à gauche de votre écran et vous devrez vous avancez pour lire si votre téléviseur est à plus de deux mètres de votre canapé. Bon, ce n’est pas grave, ils ne racontent pas non plus des choses indispensables pour apprécier le soft. Mais ils auraient dû corriger les erreurs liées à la traduction dans notre langue. Sur la version Wii, quand vous alliez déposer vos objets dans votre coffre, vous deviez sélectionner « supprimer objets », erreur de traduction à l’époque qui n’a pas été corriger dans le portage sur WiiU : un comble. Et comment font ils pour que le soft soit affublé de temps de chargement, certes rapides, mais existants entre toutes les zones? Car cela deviens vite pénible quand un boss blessé tente de vous échapper et qu’il change sans arrêt d’endroit.

Après la torture pour la vue du joueur, il me faut aussi parler de l’ouïe. Heureusement pour ce sens, les musiques et différents bruitages sont de qualités. Entendez par là qu’elles sont identiques à l’ancienne version. Le thème principal n’est pas mauvais et en accord avec le jeu lui-même, répétitif, mais enivrant. La musique qui s’enclenche au moment où vous vous retrouvé face à un des monstres immenses ajoute du caractère à la rencontre: du tout bon.

Mais je me demande encore pourquoi Capcom à rééditer Monster Hunter 3 sur WiiU. L’appel du gain sûrement. C’est un très bon jeu sur Wii, et même si il a toujours autant de saveurs sur WiiU, on ne peux pas s’empêcher de penser que le portage n’était pas une obligation au vu du peu d’améliorations apportées. De plus, si vous voulez continuer à jouer en ligne, il vous faudra ce jeu sur WiiU car les serveurs Wii seront fermés en avril. Cela donne l’impression que tout est fait de la part de Capcom pour nous faire acheter leur titre qui arrive en pleine période de vaches maigres en ce qui concerne les sorties de jeux sur la dernière de Nintendo.

Mais ne boudons pas notre plaisirs car le soft a beaucoup de qualités: une durée de vie gargantuesque, de nouvelles armes, 72 monstres au lieu de 35 dans la version d’origine, plus de 400 quêtes, le système de forge (craft) toujours aussi intéressant, une HD loin d’être indispensable mais agréable tout de même. De quoi faire patienter le joueur attendant fébrilement The Legend of Zelda: Wind Waker (encore un remake!).

Je conseil au lecteur inexpérimenté de la série tenté par MH3U de télécharger la démo avant d’envisager de l’acheter. Car il ne s’adresse pas à tout le monde et si les monstres et quêtes sont variées, le déroulement du jeu dans son ensemble est répétitif et une personne non avertie pourrait éventuellement regretter son investissement.

NOTES :

  • Scénario: 11/20
  • Gameplay: 17/20
  • Graphismes: 12/20
  • Bande-son: 15/20
  • Durée de vie: 20/20

NOTE GENERALE: 15/20

Points Forts:

  • La durée de vie colossale
  • Les monstres impressionnants
  • Le nombre d’armes et d’armures disponibles
  • Le gameplay qui diffère selon l’arme utilisée
  • Le mode multi-joueurs en ligne
  • Le lock!
  • Le HD…

Points Faibles:

  • … mais les graphismes n’ont pas vraiment évolués
  • les textes illisibles
  • la répétitivité qui en découragera plus d’un
  • les temps de chargement entre chaque zone
  • Pas de score pour les amateurs de gros chiffres

Avis de Nadrak:

Capcom sort un MH3U possédant un contenu important au moment où la WiiU manque cruellement de logiciels. Même si le jeu est bon, on se demande si il était nécessaire de sortir une autre version d’un jeu qui n’a que 3 ans. L’achat de ce jeu n’est pas indispensable, mais il est malgré tout à méditer. Il aurait mérité une amélioration graphique plus conséquente, surtout quand on compare cette version à celle de la 3DS qui ne sont pas si différentes que ça.

« Quand Capcom devient synonyme de Remake »

Trailer:


0 commentaire sur “Test Monster Hunter 3 Ultimate: il y a le bon chasseur et il y a les autres.

    ases

    (31 mars 2015 - 17 h 38 min)

    merci pour les renseignement

    eness

    (31 mars 2015 - 17 h 47 min)

    mais tu nous dis pas comment on change de garcon en fille

    eness

    (31 mars 2015 - 17 h 47 min)

    derien

    eness

    (31 mars 2015 - 17 h 48 min)

    sus ma bite
    conar

    okou

    (1 avril 2015 - 13 h 45 min)

    MERCI beaucoup

    eness

    (1 avril 2015 - 13 h 48 min)

    derin

    eness

    (1 avril 2015 - 13 h 49 min)

    haou desoler mais c est commeca

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